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  • Pourquoi je suis triste sans raison ? Comprendre sa tristesse et son mal-être

    « Je ne comprends pas pourquoi je suis triste. » « Pourtant, dans ma vie, tout va plutôt bien. » « Je n’ai aucune raison d’être malheureux.se, alors pourquoi est-ce que je me sens comme ça ? » Ce sont des phrases que l’on peut entendre en thérapie, mais aussi se répéter intérieurement, n'est ce pas ? On comprend notre tristesse lorsqu'elle apparait après un événement identifiable : une séparation, un deuil, une déception, une période difficile. Mais il arrive aussi qu’elle semble surgir sans raison particulière. On continue à travailler, à voir ses proches, à faire ses activités habituelles… et pourtant, quelque chose pèse... Il peut s’agir de plusieurs choses qui rentrent en jeu : d'une fatigue émotionnelle, d'un mal-être plus diffus, d'une accumulation de difficultés ou encore d'une émotion que l'on n'a pas vraiment pris le temps d'écouter. Mais ce qu'on néglige surtout c'est que cette tristesse peut aussi être liée à quelque chose de beaucoup plus large : ce que nous voyons et vivons dans le monde qui nous entoure. Alors je vous propose qu'on creuse un peu ces questions : pourquoi peut-on être triste sans savoir exactement pourquoi ? Et surtout, à partir de quand cette tristesse nécessite-t-elle d'être accompagnée ? Pourquoi je suis triste : est-ce vraiment possible que ce soit sans raison ? La première chose à se rappeler, c'est qu'une émotion n'apparaît pas par hasard. Nos émotions sont influencées par ce que nous vivons aujourd'hui, mais aussi par notre histoire, nos relations, nos besoins, nos valeurs et parfois par des expériences que nous avons appris à mettre de côté. C'est pourquoi vous pouvez vous réveiller un matin avec une profonde tristesse sans pouvoir répondre immédiatement à la question : « Mais qu'est-ce qui m'arrive ? » Il n'y a pas un événement précis à identifier en général, mais plutôt plusieurs petites choses accumulées : une charge mentale importante, des tensions relationnelles, une fatigue persistante, un manque de sens, des frustrations répétées ou le sentiment de devoir constamment tenir le coup. Et surtout, ce que vous ressentez aujourd'hui peut parfois être le résultat de ce que vous portez depuis longtemps. La tristesse n'est pas toujours le problème Lorsque nous ressentons une émotion désagréable, notre premier réflexe est souvent de vouloir nous en débarrasser. Nous voulons arrêter de penser, retrouver notre énergie, « relativiser », nous changer les idées. Et parfois, prendre de la distance peut être nécessaire ! Mais vouloir systématiquement faire disparaître une émotion nous empêche de comprendre ce qu'elle vient nous signaler. Et surtout, une émotion ne fait que grossir si on ne lui fait pas de place et croyez-moi, vous ne souhaitez pas vivre une explosion émotionnelle lorsque ça déborde... Dans mon métier de psychopraticienne, je considère les émotions comme des éléments importants à écouter. La tristesse peut parler d'une perte. La colère peut signaler une injustice ou une limite qui a été dépassée. La peur peut nous alerter. Et parfois, une émotion apparemment « excessive » prend tout son sens lorsque l'on comprend ce qu'elle vient toucher dans notre histoire. La question n'est donc pas toujours : « Comment arrêter d'être triste ? » Mais plutôt : « Qu'est-ce que cette tristesse essaie de me montrer ? » Quand le monde extérieur devient émotionnellement difficile à supporter Il existe également une source de tristesse dont on parle peut-être moins : la souffrance du monde. Guerres, violences, injustices, crise écologique, précarité, catastrophes… Nous sommes aujourd'hui exposés à une quantité considérable d'informations. Quelques secondes sur notre téléphone peuvent suffire pour être confronté.e à une catastrophe à l'autre bout du monde dont nous sommes impuissant.es. Et lorsque nous sommes particulièrement sensibles à ce qui arrive aux autres, cette exposition répétée peut finir par peser psychologiquement. Ça vous parle ? On peut se dire : « Comment continuer ma petite vie normalement alors que tant de personnes souffrent ? ». On peut ressentir de la tristesse, de l'angoisse, de la colère, de l'impuissance... Et même une culpabilité lorsque l'on parvient à profiter de sa propre vie. Même si on sait au fond qu'être heureux.se quelques heures ne signifie pas être indifférent.e à la souffrance des autres. Vous avez le droit de rire alors que le monde traverse des difficultés. Vous avez le droit de partir en vacances, de danser, de faire des projets, de profiter d'un repas avec vos proches. Prendre soin de votre propre vie n'enlève rien à celle des autres. Vous le savez, c'est plus facile à dire qu'à faire, tout simplement car ça ne suffit pas. Il s'agit de faire face à l'impuissance que l'actualité nous fait ressentir. Et pour ça je vous encourage à lire cet article dédié à ce sujet. Pourquoi certaines personnes sont-elles davantage touchées ? Une même actualité peut laisser une personne relativement indifférente et provoquer chez une autre une profonde tristesse. Comme souvent, ça dépend de notre sensibilité, de notre histoire personnelle, de nos valeurs et de ce que l'événement vient réveiller en nous. Une personne ayant vécu une situation de violence, une personne très attachée à la protection du vivant, une personne qui accorde beaucoup d'importance à la justice... Car derrière notre émotion se trouvent souvent les choses auxquelles nous accordons de la valeur. C'est pourquoi je ne crois pas qu'il faille automatiquement considérer une grande sensibilité comme un défaut, la question est plutôt de savoir comment vivre avec cette sensibilité sans qu'elle nous submerge. Tristesse, anxiété ou dépression : comment faire la différence ? Vous le savez problablement déjà mais ressentir de la tristesse ne signifie pas nécessairement être en dépression : la tristesse fait partie de la vie. Elle peut apparaître dans une période difficile comme on l'a vu, et peut aussi fluctuer : certains jours sont plus difficiles que d'autres, mais l'émotion s'apaise normalement avec un peu de temps. L'anxiété apparait parfois dans ce contexte également : surcharge mentale avec des pensées incontrôlables et envahissantes. En revanche, une tristesse qui s'installe durablement et qui s'accompagne d'autres changements mérite davantage d'attention. Quelques exemples : une perte d'intérêt ou de plaisir pour des activités habituellement appréciées ; une fatigue importante ; des troubles du sommeil ; une modification de l'appétit ; des difficultés de concentration ; un sentiment de culpabilité ou de dévalorisation ; un retrait progressif des relations sociales ; une impression de vide ou de désespoir ; des pensées très négatives qui deviennent envahissantes. Ces signes ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic, et ce n'est pas mon métier. Par contre, ils constituent des raisons valables de ne pas rester seul.e avec ce que vous traversez. Et si vous avez des pensées suicidaires ou l'impression que vous pourriez vous mettre en danger, il est important de chercher rapidement l'aide d'un.e professionnel.le et de contacter les services d'urgence si besoin. Je reste comme toujours disponible. Quand la tristesse devient-elle un mal-être ? Il n'est pas nécessaire d'attendre d'aller « très mal » pour consulter. C'est une idée que j'aimerais vraiment déconstruire ici. On peut consulter parce que l'on ne comprend plus ce qui se passe en soi. Parce que l'on se sent différent·e depuis quelque temps. Parce que l'on a l'impression de fonctionner en pilote automatique. Parce que l'on pleure plus facilement. Parce que l'on est constamment préoccupé·e. Ou simplement parce qu'une question revient : « Pourquoi est-ce que je me sens comme ça alors que je n'arrive pas à l'expliquer ? » Une thérapie peut alors être un espace pour ralentir et prendre du temps pour comprendre ce qui se passe. La solution est rarement immédiate mais est toujours durable. Que peut-on travailler en thérapie lorsque l'on est triste sans raison ? En thérapie, nous pouvons progressivement essayer de mettre des mots sur ce qui est vécu. Qu'est-ce qui a changé récemment ? Depuis quand cette tristesse est-elle présente ? Quelles situations l'accentuent ? Que se passe-t-il dans les relations avec les autres ? Y a-t-il des besoins qui ne trouvent plus leur place ? Certaines émotions sont-elles difficiles à exprimer ? Est-ce que vous vous imposez beaucoup de choses ? Est-ce que vous avez l'habitude de prendre soin des autres avant de prendre soin de vous ? Nous pouvons également regarder ce qui, dans votre histoire, influence votre manière actuelle de vivre les événements. Il ne s'agit jamais de chercher une cause unique à toute émotion, ce serait bien trop réducteur face à la complexité de notre existence et de nos fonctionnements. L'objectif est plutôt de mieux comprendre votre fonctionnement et ce qui, aujourd'hui, vous met en difficulté pour ensuite avancer à votre rythme. Et si votre tristesse disait aussi quelque chose de vos valeurs ? C'est ici que je reviens à la question de l'état du monde. Lorsque nous sommes profondément touchés par ce qui arrive autour de nous, nous pouvons être tentés de considérer cette tristesse comme un poids dont il faudrait absolument se débarrasser. Mais derrière elle, il y a quelque chose de précieux. Derrière la tristesse face à la souffrance humaine, il peut y avoir de l'empathie. Derrière la colère face à une injustice, un besoin de justice. Derrière l'inquiétude pour l'environnement, un attachement profond au vivant. Et derrière le sentiment d'impuissance, parfois, l'envie de trouver une autre manière d'agir. Cela ne signifie pas qu'il faut transformer chaque émotion en engagement. Vous avez aussi le droit d'être simplement triste. Mais comprendre ce qui se trouve derrière cette émotion peut permettre de retrouver une certaine cohérence entre ce que vous ressentez, ce qui compte pour vous et la manière dont vous choisissez de vivre. Comment prendre soin de soi sans devenir indifférent ? Il existe un équilibre entre tout absorber et ne plus rien ressentir bien entendu. Vous pouvez être informé·e sans consulter les actualités en continu. Vous intéresser à un sujet sans regarder toutes les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Ou choisir les moments où vous vous informez, faire des pauses, choisir de continuer à vivre votre vie. Et surtout, accepter vos propres limites ! Vous ne pouvez pas porter toute la souffrance du monde, vous pouvez seulement décider de la manière dont vous souhaitez y prendre part. ça passe par une action concrète, une conversation, un engagement ou simplement par le fait de prendre soin de soi suffisamment pour avoir encore de l'énergie à consacrer aux autres et à ce qui compte. Alors, que faire lorsque l'on est triste sans savoir pourquoi ? Vous n'avez pas forcément besoin de trouver immédiatement une explication, vous pouvez commencer par observer ce qui se passe. Depuis quand suis-je triste ? Qu'est-ce qui se passe dans ma vie en ce moment ? Qu'est-ce qui me demande beaucoup d'énergie ? Qu'est-ce qui me manque ? Qu'est-ce qui me touche particulièrement ? Est-ce que je me sens triste uniquement par moments ou est-ce devenu mon état habituel ? Est-ce que je continue à avoir du plaisir dans ma vie ? Ces questions ne sont pas là pour vous faire analyser chaque émotion mais vous aider à porter un regard un peu plus curieux et moins culpabilisant sur ce que vous traversez. C'est une première étape précieuse qui apaise déjà beaucoup votre émotion (car ça lui donne une place). Parce que votre émotion n'est pas nécessairement votre ennemie, c'est une information. Quand demander de l'aide ? Si votre tristesse dure, s'intensifie, vous empêche de profiter de votre quotidien ou s'accompagne d'une anxiété importante, d'un épuisement ou d'un sentiment de perte de sens, vous pouvez vous faire accompagner. Je le rappelle, il n'est pas nécessaire d'avoir une « bonne raison » pour consulter. Vous pouvez simplement sentir que quelque chose se désequilibre et avoir envie de comprendre ce qui se passe. C'est précisément ce qui peut être travaillé dans un espace thérapeutique. En tant que psychopraticienne, j'accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre ce qu'elles traversent, leurs émotions, leurs relations et les mécanismes qui peuvent contribuer à leur mal-être. La thérapie n'est pas un endroit où l'on vous explique ce que vous devriez ressentir. C'est un espace où vous pouvez prendre le temps de vous écouter, de mettre des mots sur votre expérience et de chercher, à votre rythme, pour avancer. Votre tristesse n'est peut-être pas ce que vous croyez. Elle n'est pas une faiblesse à combattre. Et vous n'avez pas non plus à apprendre à vivre seul.e avec elle. Vous vous reconnaissez dans cet article ? Je propose des accompagnements adaptés à votre situation en cabinet à Besançon et à distance en visioconférence.

  • Les 4 comportements qui fragilisent un couple (et comment les transformer)

    Pourquoi certains couples s’aiment profondément… mais finissent par se blesser ? Dans mon cabinet, je rencontre régulièrement des couples qui arrivent avec cette phrase : « On s’aime, mais on n’arrive plus à se comprendre. » Souvent, le problème n’est pas l’absence d’amour. Il est plutôt lié à des mécanismes relationnels qui se sont installés progressivement : une manière de communiquer, de se protéger ou de réagir qui, avec le temps, crée de la distance... Dans une relation, nous ne réagissons pas uniquement à ce que l’autre fait. Nous réagissons aussi à notre histoire personnelle, à nos blessures, à nos peurs et aux expériences que nous avons vécues auparavant. Et ça, il est primordial de le prendre en compte. Un conflit n’est donc pas seulement un désaccord sur un sujet précis. Il peut devenir une rencontre entre deux sensibilités différentes. John Gottman a développé des recherches que je trouve intéressantes pour notre sujet d'aujourd'hui : "Les Quatre Cavaliers" (ou en anglais : The Four Horsemen) désignent quatre styles de communication qui lorsqu'ils deviennent fréquents et persistants, augmentent grandement le risque de détérioration de la relation. Autrement dit les 4 comportements qui fragilisent un couple. Je vous rassure tout de suite, elles ne signifient pas que votre couple est condamné. Elles sont plutôt à prendre en compte comme des signaux d’alerte qui invitent à modifier la manière dont vous entrez en relation avec votre partenaire. Et aujourd'hui on va essayer ensemble de l'améliorer si ça vous va. Les 4 comportements qui fragilisent un couple 1. La critique : attaquer la personne plutôt que parler du problème Il existe une différence importante entre exprimer un mécontentement et critiquer son partenaire. Dire : « Je me sens seul.e. quand je gère toute l’organisation de la maison sans aide » n’a pas le même impact que : « Tu ne fais jamais attention à moi, tu es toujours égoïste. » Dans le premier cas, on parle d’une situation et d’un besoin. Dans le second, on attaque l’identité de l’autre. À force de critiques répétées, il peut finir par ressentir qu’il n’est jamais suffisamment bien, jamais reconnu ou jamais aimé tel qu’il est. Pourtant, derrière beaucoup de critiques se cache souvent une émotion plus vulnérable : la tristesse de ne pas se sentir choisi.e, la peur de ne pas compter, le sentiment d’être seul.e, le besoin d’être soutenu.e... On comprend ici que la critique est plutôt une façon détournée, bien que maladroite, de dire : « J’ai besoin de toi, mais je ne sais plus comment te le demander. » Comment transformer la critique ? Avant de parler de ce qui ne va pas, essayez d’identifier ce qui se passe réellement en vous. Au lieu de d'accuser avec le TU : « Tu ne m’écoutes jamais. » Essayez de parler de vos besoins avec le JE : « Je me sens délaissé.e quand je parle et que j’ai l’impression que ton téléphone est plus important que ce que je raconte. J’aurais besoin que tu sois davantage présent.e dans ces moments-là. » Le but est d’apprendre à exprimer ses besoins sans blesser l’autre, sans chercher à éliminer forcément toute frustration ! 2. Le mépris : quand la relation perd sa sécurité émotionnelle Le mépris aussi peut prendre différentes formes : les moqueries, les sarcasmes,les humiliations, les soupirs exaspérés, les regards qui dévalorisent, l’impression d’être supérieur à l’autre... Ce comportement est particulièrement destructeur car il touche directement le sentiment de valeur personnelle. Dans une relation, on a tous besoin de sentir que nous sommes respectés, même lorsqu'on est en désaccord. Quand le mépris s’installe, le message implicite devient : « Je vaux mieux que toi. » Et, vous vous en doutez, il devient très difficile de construire un espace de confiance lorsque l’un des partenaires se sent constamment diminué. Mais là encore, le mépris cache souvent une accumulation de blessures non réparées. Une personne qui devient sarcastique ou froide n’est pas forcément une personne qui n’aime plus (et heureusement). Elle peut être une personne qui s’est sentie blessée tellement longtemps qu’elle a développé une forme de protection : on ne parle plus des choses qui nous touchent vraiment. Comment retrouver de la bienveillance ? La relation a besoin de moments où chacun se sent reconnu. Je vous propose quelques habitudes qui peuvent renforcer le lien amoureux mais vous pouvez aussi trouver les vôtres : penser à remercier son partenaire pour les petites choses du quotidien exprimer ce que l’on apprécie chez lui ou elle, peu importe le domaine se rappeler que l’autre n’est pas l’ennemi, mais une personne avec qui l’on essaie de construire. Je dis souvent en séance de thérapie de couple : « Souvenez-vous que vous êtes avant tout dans la même équipe ! » 3. La défensive : se protéger au lieu de se rencontrer Lorsqu'on se sent attaqué, notre réflexe naturel peut être de nous défendre et ça peut ressembler à : « Oui mais toi aussi tu fais ça ! » « Ce n’est pas ma faute. » « Tu exagères toujours. » Ah les "toujours" et les "jamais" qu'on utilise par réflexe... Cette réaction est humaine car personne n’aime se sentir accusé. Cependant, lorsque chaque partenaire cherche uniquement à prouver qu’il ou elle a raison, le couple entre dans une logique de combat. À ce stade la question n’est plus : « Comment pouvons-nous nous comprendre ? » mais : « Qui a tort ? Qui a raison ? » Or, dans une relation, gagner une dispute peut parfois signifier perdre la connexion. Où se trouve le sentiment de faire équipe là-dedans ? Comment sortir de la défensive ? Cela demande tout d'abord d’accepter une idée difficile : Reconnaître la souffrance de l’autre ne signifie pas reconnaître que l’on est une mauvaise personne. Vous pouvez entendre l’émotion de votre partenaire sans nier votre propre réalité. Par exemple : « Je comprends que tu l’aies vécu comme ça. Ce n’était pas mon intention, mais je vois que cela t’a blessé.e. » Ça permet de faire une place aux émotions de l'autre, et ça c'est primordial. L'idée n'est pas de penser de la même manière mais de vous mettre d'accord sur le fait que vous n'êtes pas d'accord ! 4. Le retrait ou le silence : quand on disparaît pour éviter le conflit Certaines personnes face aux tensions vont chercher à discuter davantage. Mais d’autres vont se fermer, éviter la conversation ou prendre de la distance. Ce retrait peut être une stratégie de protection également. C'est éviter une dispute trop intense, ou ne pas dire quelque chose de blessant, ou simplement une méthode pour retrouver son calme sans exploser. Le problème, comme les autres points, apparaît lorsque ce retrait devient permanent ou presque. Vous vous en doutez, pour la personne qui cherche le dialogue, le silence peut être vécu comme un sentiment de ne pas compter pour l'autre ou que ses émotions ne lui semblent pas suffisamment importantes. Le grand sentiment de solitude ! Et ne pensez pas que pour la personne qui se retire, c'est le pur bonheur. En général, elle pense intérieurement : « Je suis dépassé.e, impuissant.e, nul.le, je ne sais pas comment gérer ce conflit. » Deux souffrances différentes peuvent alors se renforcer mutuellement et créer de l'éloignement alors que chacun souhaiterait se sentir soutenu. Comment créer un retrait sain ? Faire une pause peut être bénéfique, à condition de maintenir le lien. Par exemple : partir sans explication et ignorer l’autre n'est pas recommandé. Par contre, je vous conseille de dire : « Je sens que je suis trop énervé.e pour discuter correctement. J’ai besoin d’une heure (ou plus, ou moins) pour me calmer, mais je veux/voudrais qu’on reprenne cette conversation ensuite. » La pause devient alors un moyen de prendre soin de la relation et des besoins de chacun : de se ressourcer seul.e et d'être rassuré.e que l'autre ne nous rejette pas. Une relation saine n’est pas une relation sans conflit... Beaucoup de personnes pensent qu’un couple heureux est un couple qui ne se dispute jamais. Alors que pas du tout, au contraire même ! Les désaccords font partie de toutes les relations. La différence se trouve dans la manière dont les partenaires traversent ces moments. Un couple solide n’est pas un couple parfait. C’est un couple capable de : reconnaître ses blessures, d'écouter les besoins de l’autre, de réparer après une dispute, d'apprendre de ses erreurs. Chaque conflit peut devenir soit une fracture, soit une opportunité de mieux se comprendre. Quand consulter en thérapie de couple ? Il peut être utile de demander un accompagnement lorsque les mêmes disputes reviennent sans cesse avec l’impression de ne plus vous comprendre et où la communication est devenue difficile. Vous avez l'impression de ne plus avancer concrètement, qu'une blessure importante n’arrive pas à être réparée entre vous. Dans ces cas là notamment, la thérapie de couple vous offre un espace neutre pour comprendre les mécanismes qui se répètent, remettre du dialogue et retrouver une relation plus sécurisante. On travaille ensemble pour rompre avec les comportements automatiques qui entachent votre relation. Il s’agit de comprendre ce qui se joue entre vous, afin de construire une relation dans laquelle chacun peut retrouver sa place. Pour aller plus loin, je vous invite à prolonger la réflexion pour votre couple avec cet outil. Je suis Lysiane Noirot, psychopraticienne, et je vous accompagne lors de séances de thérapie de couple à Besançon ou en visioconférence pour vous aider si vous en ressentez le besoin. Il est également possible de se rencontrer individuellement pour en discuter. Partagez vos impressions, questions ou avis juste en dessous en commentaire. J'apprécie toujours vous lire et vous répondre. Merci !

  • Les changements de vie et leur impact sur notre parcours : l'ouverture d'un nouveau cabinet de psychologie

    Changer d’environnement professionnel, même en restant fidèle à sa vocation, est une aventure qui bouleverse notre rapport au temps et à nous-mêmes. En tant que psy, j’ai récemment vécu cette expérience en ouvrant mon propre cabinet depuis le mois de mai. Là où auparavant, je louais uniquement chez Luciole, cet endroit plein de lumière ! J'ai donc aujourd'hui la majorité de mes créneaux disponibles au 134 rue de Beflort à Besançon et je conserve quelques disponibilités au 102b rue de Belfort (à Luciole) les vendredis. Ce projet d'ouverture a été plus long et plus fastidieux que prévu. Bien qu'aujourd'hui je sois ravie et fière de vous accueillir dans ce lieu à mon image, il m'a fallu tout de même faire preuve de persévérance et d'une capacité d’adaptation importante. Dans cet article, je souhaite partager avec vous ce que ce changement m'inspire de façon plus large en thérapie pour vous donner quelques pistes dans votre vie (qui peut être parfois tumultueuse on le sait bien). Comprendre ce qu'est le changement en thérapie Le changement en thérapie n’est pas seulement un concept abstrait. Il s’agit d’un processus qui implique de tourner une page ou changer de livre. Notre identité se définit par nos évolutions tout au cours de notre vie. Nous n'aspirons pas aux mêmes choses que notre "nous" d'il y a 10ans, et heureusement ! Accepter de changer pour s’épanouir, c’est reconnaître que chaque étape de notre vie apporte son lot d’apprentissages, même si elle demande parfois (souvent ?) de sortir de sa zone de confort. Je préfère utiliser le terme de "zone de connu", car cette zone n'est pas toujours confortable en réalité. C'est généralement pour cela qu'un changement s'impose : lorsque le connu devient trop inconfortable. Vous l'aurez compris, même si le changement peut faire peur, on ne peut pas y échapper. C'est pour cette raison qu'à travers ce projet, j'ai décidé de prendre mon évolution en main, pour ne pas la subir lorsque la lassitude d'une routine trop ancienne viendrait s'installer. Faire face au changement : une aventure ! Faire face au changement demande de la patience et une certaine flexibilité. Vous vous en doutez probablement, tout travaux devient un vrai chantier ! J’ai dû apprendre à gérer les imprévus, à accepter les retards et à ajuster mes attentes. Tout en continuant à gérer ma vie pro et perso bien entendu ! Lorsqu'on est en pleins dedans, on en vient à se demander qu'est ce qui a bien pu nous passer par la tête. Mais cette pensée pessimiste ne perdurait jamais longtemps car je savais clairement les raisons de tout ce chantier. Le temps investi n’était pas perdu, il a été nécessaire pour poser des bases solides pour mes nouveaux projets et mon confort à venir. Ici j'insiste sur la temporalité. Le changement en thérapie, comme dans la vie, ne se fait pas en un jour. Il faut parfois accepter de changer pour s’épanouir, même si cela signifie traverser des phases d’incertitude et d'inconfort. Ça nous fait peur à tous. Une clé que je peux vous donner et que mes client.es apprécient est le fameux "step by step". Découpez vos grands projets en de multiples petites étapes. Concentrez-vous d'abord sur une première étape claire et réalisable pour ne pas angoisser d'un avenir incertain, puis affinez les étapes suivantes au fur et à mesure. Ce qui provoque de la peur en nous est l'inconnu, le flou, l'insécurité. Cette méthode permet de diminuer la peur liée au changement en stabilisant chaque étape. Apprendre à vivre le changement comme une opportunité plutôt qu’une menace. Nous travaillons en partie cette stabilisation en séance de psychothérapie pour que ce changement ne provoque pas un état d'alerte interne mais qu'au contraire il puisse être notre allié pour atteindre vos objectifs. Ce que les changements de vie apportent à notre existence Le changement, bien qu’il puisse sembler déstabilisant comme nous l'avons vu, est souvent porteur de renouveau. Il nous invite à redéfinir nos priorités, à explorer de nouvelles facettes de nous-mêmes et à renforcer notre confiance. J'explique régulièrement aux personnes que je reçois en thérapie que la vie n'est pas linéaire. Les changements de vie sont nécessaire. Nous avons besoin de mouvement, de surprise, d'imprévu pour nous stimuler ! Alors oui, chacun.e possède son propre seuil de tolérance face aux aléas. Jeanne est déstabilisée seulement lorsqu'elle tombe en panne en plein désert australien. Alors que Serge, lui, est déstabilisé lorsque sa boulangerie ouvre quelques minutes en retard. Malgré tout, Serge, comme tous les autres, a dû affronter des changements dans son existence pour trouver l'équilibre qui lui correspond. Demandez-vous : est-il possible d'apprécier réellement un ciel sans nuages lorsqu'on n'a jamais connu de jours de pluie ? Encore une fois, c'est l'inconfort qui nous pousse à évoluer et à apprécier le confort retrouvé. À trop refuser de changer, on peut se retrouver à rester dans une relation ou un job qui nous rend malheureux.se. Ou encore, à passer ses nuits à fantasmer sur la vie des autres au lieu d'essayer d'atteindre certains objectifs concrets. Ou simplement, à accumuler les regrets plus que les bons souvenirs. Faire un point régulier avec moi-même me permet d'ajuster certaines choses dans ma vie pour qu'elles soient plus alignées avec ce que j'aspire aujourd'hui. C'est aussi un conseil que je vous donne : ne jamais cesser de vous questionner sur votre confort intérieur. Encouragements pour ceux qui vivent un changement Si vous traversez un moment de transition, que ce soit personnel ou professionnel, rappelez-vous que le changement en thérapie et dans la vie est un processus. Il ne s’agit pas de tout maîtriser immédiatement, mais de s’autoriser à avancer tranquillement, étape par étape. Prenez le temps d’observer ce que ce changement vous apporte. Acceptez les moments d’incertitude comme des phases nécessaires. Cherchez du soutien si besoin, que ce soit auprès d’un professionnel ou de votre entourage. Tourner la page ou changer de livre ? La réponse dépend de vous... Prenez soin de vous et partagez-moi vos avis en commentaire. C'est toujours un plaisir de vous lire. Je suis Lysiane Noirot, psychopraticienne et je vous accompagne pour apaiser vos maux et améliorer votre existence à votre rythme.

  • Vampires énergétiques : pourquoi certaines personnes nous épuisent-elles émotionnellement ?

    Ces personnes qui nous aspirent toute notre énergie ... Vous connaissez probablement ces personnes qui monopolisent systématiquement les conversations, transforment chaque échange en monologue interminable ou semblent constamment plongées dans des situations dramatiques. Après quelques minutes passées avec elles, vous ressentez une fatigue inhabituelle, une sensation de lourdeur émotionnelle, voire un véritable épuisement. Vous avez peut-être probablement entendu parler des "vampires énergétiques". Bien entendu, ce terme ne relève pas de la psychologie scientifique. Il s'agit d'une métaphore utilisée pour décrire certaines dynamiques relationnelles dans lesquelles une personne semble puiser massivement dans les ressources émotionnelles de son entourage sans véritable réciprocité. Pourquoi certaines interactions nous vident-elles autant ? Dans une relation équilibrée, chacun peut tour à tour parler, écouter, recevoir du soutien et en offrir. Il existe une forme de circulation naturelle des émotions, des besoins et de l'attention. Mais à l'inverse, certaines relations fonctionnent selon un modèle beaucoup plus unilatéral sans cet équilibre entre prendre et donner. Une personne peut occuper l'espace relationnel presque entièrement, solliciter constamment votre écoute, votre disponibilité ou vos conseils, sans prendre en compte vos propres besoins. Vous avez alors cette impression que cette personne "pompe" toute votre énergie, et ce n'est pas vraiment qu'une impression. Plusieurs mécanismes peuvent expliquer ce phénomène psychosocial : D'abord, certaines personnes traversent une période difficile et cherchent désespérément du soutien. C'est aussi pour cette raison que l'on est si mal à l'aise à l'idée de les interrompre. D'autres présentent des difficultés à réguler leurs émotions et utilisent leur entourage comme principal espace de décharge émotionnelle. Elles ont besoin des interactions extérieures pour se réguler. Certaines personnalités peuvent également rechercher l'attention, la validation ou la compassion de leur entourage pour se rassurer. Et enfin, certaines ont développé un mode relationnel centré sur leurs propres besoins sans toujours en avoir conscience. Prendre en compte ce que peut ressentir la personne en face est un apprentissage plus ou moins acquis. Et au-delà de cet apprentissage, le système psychique peut occulter les besoins des autres en période de crise comme mécanisme de survie. Le problème n'est pas qu'une personne souffre ou demande de l'aide. Le problème apparaît lorsque cette dynamique devient chronique et qu'elle s'installe toujours dans le même sens. Si vous ressentez régulièrement plus de fatigue que de connexion après un échange, interrogez-vous sur un potentiel déséquilibre relationnel. Voici les signes qui doivent vous alerter des "vampires énergétiques" En général vous redoutez les appels ou les messages de cette personne car vous anticipez une demande énergivore. Car oui, vous vous sentez vidé.e après chaque interaction avec elle. Vous avez l'impression d'être davantage un thérapeute qu'un ami, un collègue ou un proche. Et malgré vos tentatives de parler de vous, la discussion est rapidement ramenée à l'autre. Donc vous avez logiquement la sensation de porter seul.e le poids émotionnel de la relation surtout qu'en général vous n'osez pas vous en plaindre à une autre personne de confiance. Vous culpabilisez d'être inconfortable dans cette relation car c'est l'autre qui souffre et il n'y a pas de place pour votre souffrance. Vous essayez parfois de prendre de la distance mais vous culpabilisez car vous avez l'impression d'"abandonner" cette personne. Sur le long terme, ces interactions peuvent favoriser chez vous un stress chronique, un épuisement émotionnel et parfois même un sentiment de saturation relationnelle. Comment se protéger sans devenir froid ou indifférent ? Ce qui vous empêche d'agir est souvent la croyance que poser ses limites = être méchant.e. Alors qu'en réalité c'est l'inverse. Lorsque vous êtes au clair avec ce qui se passe à l'intérieur de vous, toutes vos décisions et vos positionnements sont alignés et légitimes. Je vous détaille tout ça plus bas. 1. Apprendre à les repérer Avant un échange, posez-vous une question simple : "Comment est-ce que je me sens habituellement après avoir vu cette personne ?" Votre corps et vos émotions fournissent souvent des informations précieuses. Anticiper permet de choisir plus consciemment le temps et l'énergie que vous souhaitez investir. 2. Poser des limites claires L'une des erreurs les plus fréquentes chez les personnes empathiques consiste à croire qu'elles doivent toujours être disponibles, dans cette idée d'être absolument une bonne personne aux yeux de l'autre, quitte à se sacrifier. Pourtant, vous ne pouvez pas aider efficacement quelqu'un si vous êtes vous-même épuisé.e. Comme dans les consignes de sécurité en avion, il faut d'abord mettre son propre masque à oxygène avant d'aider les autres. Poser une limite ne signifie pas rejeter l'autre. Cela signifie respecter vos capacités du moment. 3. Créer une distance émotionnelle adaptée Lorsque certaines personnes cherchent inconsciemment à décharger leur souffrance sur vous, il peut être utile de rester davantage dans les faits que dans l'implication émotionnelle. Écouter n'oblige pas à absorber. Vous pouvez faire preuve d'empathie sans porter la souffrance de l'autre comme si elle vous appartenait. 4. Savoir interrompre une conversation On a tous déjà connu certaines discussions qui ressemblent à des tunnels sans fin. Dans ces situations, il est parfaitement légitime de mettre un terme à l'échange : « Je suis désolée, je n'ai pas beaucoup de temps aujourd'hui. » « Je comprends que ce soit difficile pour toi, mais je ne me sens pas capable d'en parler davantage pour l'instant. » « J'aimerais que nous changions de sujet si ça ne te dérange pas. » Petit rappel : une limite exprimée avec respect reste une limite. Le secret, c'est de commencer vos phrases par "je". 5. Oser être honnête Parfois, la relation peut évoluer si vous exprimez clairement ce que vous ressentez. Vous pouvez expliquer que certains échanges vous paraissent déséquilibrés ou que vous aimeriez que vos propres besoins (écoute, reconnaissance, soutien...) soient davantage pris en compte. La communication authentique est souvent plus efficace que l'accumulation silencieuse de frustration. Pourquoi attirez-vous peut-être ce type de profils ? Si vous avez régulièrement l'impression de croiser des personnes qui vous sollicitent excessivement, il peut être intéressant d'explorer votre propre fonctionnement relationnel. Les personnes ayant tendance à adopter un rôle de "sauveur" attirent souvent sans le vouloir des profils en quête d'aide. En psychologie systémique, ce rôle s'inscrit parfois dans ce que l'on appelle le triangle dramatique de Karpman, où les individus alternent inconsciemment entre les positions de sauveur, victime et persécuteur. Le sauveur pense aider, mais finit souvent par s'épuiser. La victime reste dépendante. Et chacun se retrouve enfermé dans une dynamique qui entretient le problème au lieu de le résoudre. Aider durablement n'est pas se sacrifier. Une relation saine permet à chacun de conserver sa responsabilité, son autonomie et ses ressources émotionnelles. Retrouver des relations plus équilibrées Protéger son énergie n'est ni égoïste ni cruel : c'est une compétence relationnelle essentielle qui peut se travailler et s'affiner. Vous avez le droit d'écouter sans vous épuiser, d'aider sans vous sacrifier et d'aimer sans porter le monde entier sur vos épaules. Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes et souhaitez comprendre pourquoi certaines relations prennent autant de place dans votre vie, un accompagnement psychothérapeutique peut vous aider à identifier vos schémas relationnels, renforcer vos limites personnelles et construire des relations plus équilibrées. Ce sont des problématiques fréquentes que j'aborde en thérapie. Il existe de multiples outils que nous pouvons mettre en place en séance pour retrouver votre juste place dans vos relations. Je propose des accompagnements thérapeutiques à Besançon et à distance, ainsi que de nombreuses ressources gratuites consacrées aux relations humaines, à l'estime de soi et au bien-être psychologique. Contactez-moi pour en échanger. Partagez-moi vos avis à ce sujet en commentaire. Je serai ravie d'y répondre !

  • Comment mieux gérer ses émotions : comprendre ce que vous ressentez pour retrouver l’équilibre

    « J’aimerais apprendre à contrôler mes émotions. » C’est l’une des demandes que j’entends le plus souvent en consultation. Beaucoup de personnes arrivent en thérapie avec l’impression que leurs émotions sont un problème à résoudre : trop de colère, trop de tristesse, trop d’anxiété… Comme si l’objectif était de devenir parfaitement maître de son monde émotionnel intérieur. Pourtant, avant de chercher à contrôler ses émotions, il est important de clarifier une chose essentielle : les émotions ne sont pas nos ennemies. Elles font partie intégrante de notre fonctionnement psychologique et jouent un rôle fondamental dans notre équilibre. Apprendre à mieux vivre avec elles ne consiste pas à les étouffer, mais plutôt à les comprendre, les écouter et les réguler. Pourquoi vouloir contrôler ses émotions ne fonctionne pas Dans notre société, beaucoup d’entre nous ont appris très tôt qu’il fallait « se maîtriser ». Qui n'a jamais entendu des phrases comme : « Arrête de pleurer », « Ce n’est pas si grave », « Calme-toi un peu »... C'est en partie avec ce genre de phrases qu'on arrive petit à petit à intérioriser que certaines émotions sont inacceptables. On essaye alors de les cacher, de les minimiser ou de les ignorer mais refouler une émotion ne la fait pas disparaître. Lorsqu’une émotion n'est pas reconnue, elle reste active en arrière-plan. Et c'est là qu'elle peut se manifester autrement : par des réactions disproportionnées par une irritabilité persistante par des tensions physiques par de l’épuisement émotionnel Certaines personnes finissent même par « exploser » dans des situations qui ne semblent pas si importantes. Je donne régulièrement la métaphore du tapis qui finit par déborder à force de prendre le réflexe de cacher nos émotions inconfortables en dessous. En réalité, ce n’est pas l’événement présent qui provoque cette réaction, mais l’accumulation d’émotions non exprimées. C'est donc pourquoi apprendre à gérer ses émotions ça commence par accepter qu’elles existent... Les émotions : un système d’information essentiel Les émotions remplissent une fonction extrêmement importante : elles nous informent sur ce qui se passe en nous et autour de nous. Pour citer les principales rapidement : La peur nous alerte d’un danger. La colère signale qu’une limite a été franchie. La tristesse apparaît souvent lors d’une perte ou d’une déception. La joie indique que quelque chose nourrit profondément notre bien-être. Sans ces signaux, avouez que nous aurions beaucoup plus de difficulté à nous orienter dans la vie, n'est-ce pas ? Comme le rappelle le psychologue Ilios Kotsou : « Dépassés par nos émotions nous sommes aveuglés, mais sans nos émotions nous sommes aveugles. » Autrement dit, les émotions peuvent parfois nous submerger, mais elles restent indispensables pour comprendre ce qui est important pour nous. Développer son intelligence émotionnelle pour mieux gérer ses émotions Plutôt que de chercher à contrôler ses émotions, il est souvent plus utile de développer ce que l’on appelle l’intelligence émotionnelle. On en entend beaucoup parler en ce moment donc on va clarifier un peu. Cette compétence regroupe plusieurs capacités essentielles comme reconnaître ses émotions, comprendre ce qui les déclenche, exprimer ce que l’on ressent de manière adaptée, réguler les émotions trop intenses ou encore percevoir les émotions des autres. L’intelligence émotionnelle joue un rôle majeur dans la qualité de nos relations, mais également dans la gestion du stress, la prise de décision ainsi que l’estime de soi. Et pour rappel, elle n’est pas innée : elle se développe progressivement, avec de la pratique et tout ce travail d'écoute profonde de soi. En écoutant son monde intérieur, on devient plus conscient.e et en capacité d'agir pour harmoniser ce qui nous entoure. Ce travail demande quelques étapes progressives. Identifier ses émotions Beaucoup de personnes disent : « Je ne me sens pas bien ». C'est un bon début, mais derrière ce ressenti global peuvent se cacher de nombreuses émotions différentes : frustration, fatigue, peur, solitude, déception… Prendre le temps d’identifier précisément ce que l’on ressent permet déjà de diminuer l’intensité émotionnelle. Par exemple, je vous propose quelques questions simples que vous pouvez vous poser : Qu’est-ce que je ressens exactement ? À quel moment cette émotion est-elle apparue ? Dans quelle situation se manifeste-t-elle le plus souvent ? Mettre des mots précis sur une émotion aide le cerveau à mieux la traiter. Progressivement, cela deviendra un réflexe sans effort. Vous pouvez vous poser ces questions dans votre tête ou bien les noter dans un tableau que vous remplirez dès qu'une émotion vous traverse. C'est très efficace pour mieux intégrer l'exercice. Comprendre le message derrière l’émotion Chaque émotion transporte un message. La colère peut indiquer par exemple qu’un besoin de respect ou de justice n’est pas satisfait. La tristesse peut signaler un manque ou un besoin de réconfort. L’anxiété peut révéler un sentiment d’insécurité ou d’incertitude... Plutôt que de considérer l’émotion comme un problème, il peut être utile de se demander : « Qu’est-ce que cette émotion essaie de me dire ? » Cette question ouvre souvent la porte à une meilleure compréhension de soi, puisque l'on finit par comprendre que l'émotion est liée à un besoin profond en nous. L’importance du corps dans la gestion des émotions Les émotions ne se manifestent pas uniquement dans la tête. Elles passent aussi par le corps, et ce serait dommage de passer à côté, car il nous donne beaucoup plus d'informations qu'on ne le pense parfois ! On peut ressentir par exemple une boule dans la gorge, une pression dans la poitrine, des tensions dans les épaules ou encore un nœud dans l’estomac. Ces sensations physiques sont en général des indices précieux, car elles indiquent que le système émotionnel est activé. Je précise que toute étude psycho-émotionnelle ne doit en aucun cas remplacer un avis médical si les symptômes sont importants et/ou perdurent. Nous parlons ici davantage de réactions physiques contextuelles. Apprendre à porter attention à ces signaux corporels permet souvent de détecter une émotion avant qu’elle ne devienne trop intense. Certaines pratiques comme la respiration consciente, la marche ou les activités physiques peuvent aider à réguler ces réactions corporelles, donc je ne peux que vous les conseiller pour votre bien-être général. Accueillir une émotion sans se laisser submerger Accueillir ses émotions ne signifie pas s’y abandonner complètement. Il s’agit plutôt de leur faire une juste place, tout en gardant une certaine distance intérieure. Une façon simple de le faire consiste à adopter une posture d’observation. Comme de se dire « Je remarque que je ressens de la colère. » ou « Je sens de la tristesse en ce moment. » Cette manière de formuler l’expérience crée une légère distance entre vous et l’émotion. Cet espace permet de ne pas agir impulsivement et de vous rendre compte que vous êtes capable de ne pas laisser toutes les parts de vous sous l'emprise d'une émotion trop forte. Exprimer ses émotions de manière constructive Les émotions ont aussi besoin d’être exprimées. Comme dit précédemment, lorsque l’on garde tout à l’intérieur, la tension finit souvent par augmenter. On peut exprimer une émotion de différentes manières : parler avec une personne de confiance écrire ce que l’on ressent pratiquer une activité artistique partager ses besoins de manière la plus claire possible Attention ici, l’objectif n’est pas de déverser ses émotions sur les autres, mais bien de les communiquer de façon authentique et respectueuse (dans la mesure du possible). L'idée est qu'elles soient entendues, reconnues et prises en compte pour s'apaiser. Les émotions dans les relations humaines Nos émotions jouent également un rôle central dans nos relations. Elles influencent notre façon de communiquer, de poser des limites, de réagir aux conflits, de créer du lien avec les autres, etc. Lorsque nous comprenons mieux nos émotions, nous devenons souvent plus capables de comprendre celles des autres. Cette sensibilité relationnelle permet de nourrir des échanges plus apaisés et plus authentiques. Autant introverti que l'on puisse être, nous restons des "animaux sociaux", ne l'oublions pas : nous avons besoin des autres. Apprendre à traverser les tempêtes émotionnelles Il existe des moments dans la vie où les émotions deviennent particulièrement intenses : une rupture, un deuil, une période de stress ou de remise en question. C'est dans ces moments-là qu'on recherche à tout contrôler par peur que ces émotions nous engloutissent. Mais les bloquer, comme on l'a vu, épuise rapidement. Pour atténuer à minima cette peur, il peut être plus aidant de considérer les émotions comme des vagues : elles montent, atteignent un sommet, puis redescendent. Même si dans des contextes intenses, la vague semble immense, il est temps d'apprendre à surfer plutôt que de se la prendre en pleine face, non ? Cette métaphore vous semble peut-être un peu tirée par les cheveux, mais c'est pour vous exprimer l'idée que lorsque l’on accepte de les traverser plutôt que de lutter contre elles, les émotions perdent souvent de leur puissance. Ce travail se fait lui aussi progressivement. Se reconnecter à soi pour apaiser ses émotions Apprendre à mieux gérer ses émotions passe finalement par une relation plus attentive à soi-même. C'est prendre le temps de se demander régulièrement : Comment je me sens aujourd’hui ? Qu’est-ce qui m’a touché dans ma journée ? De quoi ai-je besoin en ce moment ? Ces petites pauses "d’attention intérieure" permettent d’éviter l’accumulation émotionnelle. Avec le temps, cette écoute de soi contribue à calmer ces fameuses tempêtes intérieures. On peut reprendre notre joli carnet dans lequel on aurait commencé à remplir notre tableau plus haut et y inscrire en dessous un peu tous les jours les réponses à ces phrases de reconnexion. Un chemin progressif avant tout Dans certaines situations, il peut être précieux de ne pas rester seul face à ce que l’on traverse. Un accompagnement thérapeutique vous offre un espace pour comprendre l’origine de certaines réactions émotionnelles, développer des outils de régulation davantage personnalisés et retrouver durablement un équilibre. Aujourd'hui, dans cet article, j'ai tenté de vous donner quelques clés pour démarrer ce travail à votre rythme. Je serai ravie de vous accompagner pour la suite de ce travail avec vous-même. Il me semble important de rappeler qu'apprendre à mieux gérer ses émotions ne consiste pas à devenir une personne parfaitement calme en toutes circonstances. Il s’agit plutôt de développer une relation plus consciente et plus bienveillante avec son monde intérieur. Plus nous apprenons à écouter ce que nous ressentons, plus nos émotions deviennent des alliées plutôt que des obstacles. Merci pour votre lecture, partagez vos impressions et commentaires juste en dessous. Je suis psychopraticienne et j’accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre leurs émotions, leurs difficultés relationnelles ou les périodes de vie plus complexes. Mes consultations sont possibles à Besançon ou en visio, où que vous soyez. Nous avons tous une histoire et parfois certaines étapes deviennent lourdes à traverser seul.e. Mon rôle est de vous offrir un espace d’écoute bienveillant et sans jugement pour vous aider à avancer à votre rythme. Vous pouvez me contacter simplement via les réseaux sociaux ou WhatsApp pour poser vos premières questions. À très bientôt !

  • Les consultations psychologiques à Besançon et en Franche-Comté : le guide essentiel pour vous !

    La psychothérapie peut sembler un chemin complexe à emprunter surtout lorsqu'on ignore ce qu'il en est vraiment. Pourtant, elle offre un espace précieux pour mieux se comprendre, apaiser ses souffrances et avancer. J'ai à coeur de rendre cette démarche accessible et adaptée à chacun dans le secteur de Besançon. C'est pourquoi je vous propose aujourd'hui une sorte de guide pas à pas pour vous faire découvrir ce qu’est la psychothérapie, comment choisir le professionnel qui nous correspond et quelles sont les spécificités qui existent. Alors, prêt à démarrer ce petit voyage vers un mieux-être psychologique et mental ? Pourquoi envisager de démarrer une psychothérapie ? La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Stress, anxiété, dépression, difficultés relationnelles ou professionnelles peuvent peser de plus en plus lourd avec le temps. La bonne nouvelle c'est que souvent, il suffit d’un coup de pouce extérieur pour retrouver son équilibre. Les consultations psychologiques offrent ce soutien en vous permettant notamment de : Mettre des mots sur ses émotions, ses ressentis, ses réactions plus ou moins "automatiques" Comprendre ses comportements et le fonctionnement de son système interne Trouver des solutions adaptées à sa situation et mettre en place des changements en douceur dans sa vie Apprendre à mieux gérer le stress et les conflits dans le présent et pour la suite Anticiper des périodes difficiles pour mieux y faire face lorsqu'elles arriveront (car la vie n'est jamais qu'un long fleuve tranquille...) Vivre plus sereinement au quotidien, avec une confiance intérieure profondément ancrée. Comment se déroulent les consultations psychologiques ? Chaque psychothérapie est unique, car elle s’adapte à la personne. En général, la première séance sert à faire connaissance. Le psychothérapeute pose des questions pour cerner la situation, les attentes et les besoins. Ensuite, nous fixons ensemble la fréquence de nos rendez-vous, les étapes pour atteindre vos objectifs. Pour ma part, je reste assez flexible quant à la durée de la thérapie. C'est votre thérapie à part entière donc c'est à vous de vous engager dans votre bien être le temps que vous le jugez nécessaire. Les méthodes utilisées peuvent varier selon le professionnel que vous rencontrez. Chacun possède des approches et des axes de formation différentes. Pour ma part, voici mes approches psychothérapeutiques principales. Celles que j'utilise particulièrement en ce moment : Approche systémique : qui considère la personne dans son environnement familial et social. On se décentre de vous seul.e avec votre problème et de votre unique responsabilité. Vous faites partie d'un tout plus grand qui vous influence vos blocages mais aussi vos ressources. Thérapie humaniste : centrée sur l’écoute et l’acceptation. Thérapie analytique (psychanalyse) : exploration des causes profondes en lien avec son histoire de vie Thérapie cognitive et comportementale (TCC) : pour changer les pensées et comportements négatifs dans un futur proche à l'aide d'outils concrets Psychogénéalogie : exploration de vos racines familiales et toutes les loyautés inconscientes qui vous tranverse. C'est savoir d'où vous venez pour comprendre qui vous êtes aujourd'hui et vous en servir pour le meilleur. En Franche-Comté, beaucoup de professionnels privilégient une approche personnalisée et systémique, qui prend en compte l’ensemble des relations et influences autour de la personne. Mais d'autres approches très pertinentes existent également. On parle par exemple de l'approche psycho-corporelle, des techniques comme l'EMDR ou l'hypnose... A vous d'explorer ! Trouver un psy en Franche-Comté Trouver le bon professionnel est forcément une étape clé. Il ne s’agit pas seulement de compétences, mais aussi de feeling. Comme pour toute relation, parfois ça "match" parfois non. La possibilité de créer un lien de confiance est essentiel pour avancer en thérapie. Voici quelques conseils pour choisir : Choisir et vérifier les qualifications : D'abord faire la différence entre un psychiatre, un.e psychologue, un.e psychothérapeute, un.e psychopraticien.ne, un.e psychanalyste... Chacun a un parcours de formation bien distinct, avec des diplôme reconnu ou non par l'Etat. Chaque parcours propose donc des compétence et des approches de travail différentes. Pour bien faire la différence je vous renvoie à ma FAQ. Consulter les avis : Les retours d’autres patients/clients peuvent aider. Prendre en compte la spécialisation : Certains sont experts en troubles anxieux, d’autres en gestion du stress ou en thérapie familiale. Penser à la proximité : Un cabinet proche de chez soi ou la possibilité de séances en ligne facilite la régularité. Il est dommage de voir cet espace de bien être comme une contrainte. Rencontrer plusieurs professionnels : Une première séance peut servir à vous faire un premier avis. Rien de vous oblige à vous engager directement sur le long terme, peu importe ce que le professionnel en face vous dit. L'important est de vous engager avec vous même avant tout. *Gardez tout de même en tête que nous sommes nombreux à exiger d'être prévenu.e suffisamment à l'avance en cas de désistement, pour maintenir le bon fonctionnement de notre activité. Les bienfaits concrets d’une psychothérapie On se demande souvent : "Est-ce que ça marche vraiment ?" La réponse est oui (sinon je ne ferais pas ce métier...) à condition bien sûr d’être engagé.e dans le processus. Car oui, ce n'est pas le professionnel qui réglera tous vos soucis pour vous. Il sera par contre là pour vous poser les bonnes questions en confiance et explorer des pistes de solutions qui sont les plus pertinentes pour vous. Pour ceux qui le souhaitent (bien que ce soit peut être un peu répétitif par rapport au début de cet article) voici les principaux bénéfices qu'on peut observer, en sachant que cette liste est non exhaustive : Réduction du stress et de l’anxiété : apprendre à gérer ses émotions. Amélioration des relations : mieux communiquer avec ses proches (et avec soi). Renforcement de l’estime de soi : se sentir plus sûr.e et apaisé.e. Gestion des crises : traverser les moments difficiles avec plus de ressources. Développement personnel : mieux se connaître et évoluer pour atteindre ses objectifs de vie Compréhension de son histoire de vie : donner du sens à son vécu négatif comme positif Je rappelle que les résultats ne sont pas magiques, mais le fruit d’un travail régulier et d’une alliance thérapeutique solide. Et comment préparer sa première séance ? La première rencontre peut susciter du stress ou des doutes. Parler de soi, profondément, est parfois un vrai challenge. Ça m'est déjà arrivée d'avoir des personnes qui arrivent le jour du rendez-vous et qui ne savent même plus pourquoi elles ont pris rendez-vous initialement. Pour pallier à ça, vous pouvez noter vos problématiques et attentes en amont : ce que vous souhaitez aborder, ce qui vous préoccupe, ce que vous souhaiteriez changer ou comprendre. Au début, il est normal d'avoir des réticences à se confier à un.e "inconnu.e". En général, en tant que professionnel on est habitué et on s'adapte, sans vous brusquer, pour que ce soit à votre rythme. Notez que parler librement de vos émotions et expériences vous permettra un travail efficace et solide. Je vous conseille aussi de poser des questions sur la méthode, la durée, le déroulement. C'est totalement logique d'en avoir avant, pendant et après une thérapie. Nous sommes là vous vous répondre, que ce soit par message ou pendant notre rencontre. Plus vous êtes à l'aise, plus nous pourrons avancer facilement sur la résolution de vos problématiques. Pour nous aussi professionnels, c'est valorisant croirez-moi. Egalement, ce que je répète souvent en séance : ne vous mettez pas la pression. La thérapie est un processus, pas une course. Tout changement, pour qu'il soit profond et ancré dans le temps demande justement qu'on s'en préoccupe en prenant son temps. Et surtout : pensez à votre confort. Faites vous passer en priorité (pour changer). Car non ce n'est pas un signe d'égoïsme mais de conscience de ses besoins. Donc ça commence par exemple par choisir un lieu (proche de chez soi ou en visio chez vous) et un horaire qui vous conviennent. Ça peut aussi être aussi commencer à prendre soin de vous à votre rythme. Une démarche de psychothérapie ne doit pas être une injonction supplémentaire. Prêt.e pour un mieux-être durable ? La psychothérapie, vous l'aurez compris, c'est d'abord un voyage vers soi. Mon approche thérapeutique s’inscrit dans un cadre humain et chaleureux, où chacun a sa place. Que ce soit pour surmonter une période difficile ou pour mieux se connaître, ce soutien est précieux mais il doit surtout venir de votre volonté profonde. Si vous sentez que ça pourrait vous correspondre mais que vous hésitez à franchir le pas, je suis toujours disponible pour répondre à vos questions (SMS, réseaux sociaux, appel...) si vous cherchez un psy en Franche-Comté et notamment à Besançon si vous choississez les séances en présentiel. Chaque histoire est unique, chaque parcours aussi. J'espère que cet article, "ce guide" vous aura éclairé sur l'accompagnement psychothérapeutique. Maintenant, à vous de saisir les ressources qui vous ressemblent ! Lysiane Noirot, psychopraticienne sur Besançon et en ligne !

  • Les aphtes : une cause psychologique ?

    Les aphtes, ces petites lésions superficielles blanches qui se forment à l'intérieur de la bouche, peuvent sembler anodins, mais ils peuvent être plus que de simples irritations. Bien sûr, ils peuvent être déclenchés par des facteurs externes tels que certains aliments ou une hygiène bucco-dentaire négligée, mais ils peuvent également être le résultat de problèmes plus profonds... Comme celui d'être un symptôme psychosomatique ! Notamment lorsque notre esprit veut nous faire passer un message d'alerte ! Pensez-y un instant : la bouche est bien plus qu'un simple organe. C'est grâce à elle que nous pouvons manger, parler, communiquer, exprimer nos sentiments et interagir avec le monde qui nous entoure. Elle est au cœur de notre existence. Lorsque quelque chose dysfonctionne dans notre vie, que ce soit sur le plan émotionnel, relationnel ou psychologique, cela peut se manifester physiquement, et les aphtes en sont un exemple. Ces petites plaies peuvent être le signe que quelque chose ne va pas en nous, que nous sommes en déséquilibre. Par exemple, si vous avez du mal à vous exprimer, si vous ne parvenez pas à dire ce que vous pensez ou ressentez, cela peut créer un stress interne qui se manifeste sous forme d'aphtes. De même, si vous portez un masque devant les autres, si vous cachez vos émotions ou gardez des secrets, cela peut se traduire par des aphtes : "rester bouche cousue". Même la peur du changement peut jouer un rôle dans l'apparition de ces lésions buccales. Si vous résistez à accepter les changements dans votre vie et que vous souffrez en silence, cela peut se refléter dans votre santé bucco-dentaire. Il est également intéressant de noter que l'expression excessive de sentiments, notamment la colère ou la frustration, peut être associée à l'apparition d'aphtes. Lorsque nous ne parvenons pas à gérer nos émotions de manière saine et constructive, notre corps réagit ! Mais alors, que faire pour se débarrasser de ces aphtes et prévenir leur réapparition ? La clé réside souvent dans l'identification de l'origine du problème. En comprenant ce qui se cache derrière ces lésions buccales, nous pouvons commencer à travailler sur les aspects émotionnels, psychologiques ou relationnels qui les sous-tendent. Par exemple, vous pourriez décider de prendre un engagement envers vous-même, comme celui de vous exprimer librement et sereinement, de faire confiance à vos capacités d'adaptation et à votre intuition, et d'apprivoiser vos émotions de manière constructive. En cultivant une meilleure compréhension de vous-même et de vos besoins émotionnels, vous pouvez contribuer à prévenir l'apparition future d'aphtes et à favoriser une meilleure santé globale. En fin de compte, les aphtes peuvent être bien plus que de simples irritations buccales. Ils peuvent être des indicateurs de notre bien-être émotionnel et psychologique, nous incitant à explorer et à résoudre les problèmes sous-jacents pour retrouver un équilibre dans notre vie. Alors, la prochaine fois que vous remarquez un aphte dans votre bouche, prenez-le comme un signe que quelque chose mérite peut-être votre attention et votre réflexion... Cet article vous a plu ? N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ! Et si les manifestations psychosomatiques vous intéressent, j'ai d'autres articles à ce sujet sur d'autres parties du corps, alors n'hésitez pas ! Je suis une psychopraticienne passionnée et je vous accompagne en séance sur Besançon dans mon cabinet (25) ou en visio peu importe où vous vous trouvez sur la planète. 🌄 Nous avons chacun nos propres histoires et son lot de difficultés qui va avec. Parfois ça devient lourd à porter seul.e. Ma mission est de vous aider à comprendre votre mal-être quel qu'il soit et le diminuer jusqu'à peut-être le faire disparaitre complètement. ✉️ Si vous voulez discuter ou me poser des questions, pas besoin de forcément m'appeler par téléphone, je suis disponible aussi sur les réseaux sociaux ou sur WhatsApp !

  • Tout savoir sur l'Amour : effets, utilité, astuces...

    L’amour… Ahhh, l’Amour ! 💕 Celui qui fait battre le cœur plus vite, qui fait parfois perdre la tête, et qui, certains jours, donne envie de tout quitter pour aller élever des chèvres dans le Larzac. Entre l'amour ouf et ses grandes déclarations et les désillusions silencieuses, une question revient souvent en séance thérapeutique : l’amour, ça sert à quoi au fond ? D’un point de vue psychologique, et même biologique, les études sont claires sur les bienfaits de l’amour : réduction du stress, apaisement du système nerveux, augmentation du sentiment de sécurité, stimulation de la créativité et renforcement de la santé globale. Aimer et se sentir aimé soutient notre équilibre émotionnel et participe à notre élan vital . Ce n’est donc pas qu’une simple affaire de romance : c’est un véritable besoin humain. Mais l’amour ne se limite pas à ce que l’on voit dans L’amour est dans le pré, dans les chansons ou dans les films romantiques. Bien que ce soit un peu toutes ces versions inspirées de la vraie vie : ça peut être déroutant, confrontant, parfois douloureux. Peu importe d'où il vient, l’amour agit comme un miroir puissant : il révèle nos blessures, nos peurs, nos attentes inconscientes. Il nous met face à nous-mêmes bien plus qu’on ne l’imagine. En couple, notamment, on passe son temps à construire… puis à déconstruire. Aimer l’autre, c’est souvent revisiter des parts entières de soi. Ça n’arrive pas par hasard en thérapie de couple . Nos premières expériences relationnelles prennent racine dans notre histoire familiale . Notre système familial nous a transmis des modèles et langages d’amour : comment s’attacher, comment se protéger, comment demander (ou non) de l’aide, comment aimer sans se perdre... Ces modèles sont soutenants mais ils laissent aussi des manques, des blessures, des schémas répétitifs . Et c’est souvent là que surgit la question : que faire par amour ? Se taire ? S’adapter ? Se sacrifier ? Fuir ? En thérapie, on découvre souvent que nos colères, nos jalousies, nos peurs d’abandon ou nos crises existentielles sont autant de tentatives maladroites de préserver un lien. Au fond, c’est toujours l’amour qui cherche à s’exprimer , même quand il prend des chemins détournés. La bonne nouvelle, c’est que rien n’est figé . Aimer s’apprend, se sécuriser dans nos relations aussi. La thérapie offre un espace pour transformer ces mécanismes, afin que l’amour ne soit plus source de souffrance mais de croissance . Et puis, il est essentiel de le rappeler : l’amour ne se limite pas au couple. Il existe dans l’amitié, dans les liens choisis, dans les passions, dans les moments de joie simple, dans les éclats de rire, dans ce qui nous fait profondément vibrer. Trouver l’amour , c'est aussi avec soi-même. Ce n’est pas seulement rencontrer quelqu’un : c’est reconnaître toutes les formes d’amour présentes dans notre vie qui nous nourrissent. Finalement, le véritable amour n’est ni un sauveur magique, ni un danger à éviter. C’est un choix intérieur : en faire quelque chose qui nous enferme… ou quelque chose qui nous élève. S'il y a une base commune à toutes les relations, c’est celle-ci : tout commence par la relation que nous entretenons avec nous-mêmes . L’amour de soi n’est pas égoïste, il est fondateur et a besoin qu'on s'y investisse ! En tout cas une chose est sûre : fuir l’amour, c’est se couper de la vie elle-même . Car l’amour sous toutes ses formes est partout. Il est profondément l’une des raisons pour lesquelles nous sommes en vie . ❤️ Et vous qu'en pensez-vous ? C'est un vasque sujet, alors j'attends vos commentaires avec impatience !

  • La recherche de perfection dans votre couple, une bonne idée ?

    Pourquoi cherchons-nous la perfection dans notre couple ? Au début d’une relation, tout semble magique ! On voit notre partenaire comme la personne idéale, il rit à nos blagues moyennes, nous envoie des messages trop mignons... On fait tout pour lui plaire, quitte à cacher soigneusement nos petits travers, et on se persuade que cette fois-ci c’est le grand amour : la relation parfaite. Mais tôt ou tard la vraie vie arrive avec son lot d'imperfections que l'on doit gérer. Le challenge n’est donc pas de maintenir l’illusion de perfection, mais d’apprendre à aimer l’autre sans les filtres Instagram et les cœurs qui volent en arrière-plan. Alors aujourd'hui je vous propose qu'on se questionne là-dessus : comment ne pas tomber dans le piège de la recherche de perfection dans votre couple ? Le mythe du couple parfait Depuis toujours, on nous vend des modèles du couple idéal à travers notamment les films romantiques, les séries télé, les réseaux sociaux, etc... Tout est beau, lisse, sans conflits apparents et ça crée une certaine injonction à être parfait nous aussi. Donc résultat : nous sommes beaucoup à se mettre une pression énorme ! Comme si réussir dans notre couple voulait dire ne jamais se disputer, être toujours attiré.e par l’autre et partager exactement les mêmes goûts. L’impact des applications de rencontre sur nos attentes À cela s’ajoute une société de surconsommation qui nous impacte aussi, où tout s’achète, se jette et se remplace facilement. Après tout, pourquoi faire des efforts si on peut « matcher » avec quelqu’un d’autre en trois clics sur une application de rencontre ? Pas satisfait.e ? Passez au suivant. Un défaut ? Changez de profil. Pas assez d’étincelles ? Swipez à droite encore une fois... Parce qu'on a justement le choix, cette facilité nourrit l’idée que le couple parfait avec un.e partenaire sans défauts est forcément accessible… ce qui conduit beaucoup de personnes à accumuler des relations superficielles  sans jamais construire du solide. Mais courir après ce fantasme, ce n’est pas plutôt se condamner à l’insatisfaction permanente ? On parle d'ailleurs de dating fatigue... Les différences : un moteur plutôt qu’un obstacle dans le couple Ca fait déjà un petit moment que les couples que j'accompagne en thérapie et ceux dans mon entourage m'ont fait remarquer une constante : Ce ne sont pas les couples qui ne se disputent jamais qui durent, mais ceux qui savent transformer leurs différences en richesse. Les différences quand on les accueille deviennent des occasions pour grandir ensemble. C'est l'idée de faire équipe grâce à notre complémentarité . Alors oui c’est inconfortable, oui ça demande de se remettre en question, de négocier, parfois de renoncer à son idée fixe d'une vaisselle parfaitement rangée ou d'un planning respecté. En fait, la vie de couple  c'est un peu deux personnes imparfaites qui essaient de danser ensemble (même si parfois l’un a deux pieds gauches). C'est apprendre à composer avec l’autre, à négocier, à accepter ses imperfections, pour permettre de bâtir une relation durable . Comme le dit si bien Orelsan : «  Avoir des doutes, c’est le contraire de s’en foutre.  ». Le doute, l’inconfort, les maladresses, ce sont des signes qu’on est engagé, qu’on tient à l’autre et qu’on veut avancer avec. Je dis souvent à mes client.s en thérapie de couple que tant qu'il y a une volonté commune d'essayer d'aller mieux, tout est possible ! Apprendre à communiquer vraiment Alors, comment sortir du piège de la perfection ? La réponse, c'est avant tout en travaillant sur la communication dans le couple. Mais pas n'importe laquelle : c'est avec une communication authentique et bienveillante . Alors allez y ! Parlez de ce qui agace, de ce qui blesse, de ce qui fait peur. Osez lui dire : « là je me sens fragile » ou « ce comportement me dérange ». Bon ce n'est pas toujours facile je suis bien d'accord, surtout sortit du contexte. Il y aura peut-être certaines tentatives ratées au début. Mais j'aime bien rappeler aux couples qui viennent me voir que l’amour n’est pas fait pour être parfait. Il est fait pour être vivant avant tout. En gros ce que je vous invite à essayer ensemble, c'est de partager vos émotions (même les plus inconfortables) parler de vos peurs, de vos frustrations, de vos besoins, oser montrer vos vulnérabilités. Car c’est en osant montrer nos parts d’ombre que l’on crée un amour plus profond et plus vrai. Cette communication est aussi l'occasion d'échanger sur vos langages de l'amour respectifs pour mieux vous comprendre. Je vous renvoie à mon article sur ce sujet si ça vous intéresse. Cette communication sincère va venir nourrir notre confiance en l'autre et donc notre confiance en nous même aussi. C'est pas mal non ? Mon conseil de thérapeute pour sortir de cette exigence de perfection dans votre couple : C'est peut être pour commencer de ne pas attendre d’être parfait.e pour aimer ou pour être aimé. Apprenez à rire de vos différences, à parler de vos failles et à célébrer vos petites victoires. Et rappelez-vous : un couple heureux n’est pas celui qui ne connaît pas de problèmes, mais celui qui choisit chaque jour de les traverser ensemble. La perfection n’existe pas, mais la complicité, elle, se construit. Cet article t'a plu ? Donne-moi ton avis en commentaire ! Je suis une psychopraticienne passionnée et je t'accompagne en séances individuelles sur Besançon   en cabinet (25) ou en visio  peu importe où tu te trouves sur la planète. 🌄 Nous avons chacun nos propres histoires et son lot de difficultés qui va avec. Parfois ça devient lourd à porter seul.e. Ma mission est de t'aider à comprendre ton mal-être quel qu'il soit et le diminuer jusqu'à peut-être le faire disparaitre complètement. ✉️ Si tu veux discuter ou me poser des questions, pas besoin de forcément m'appeler par téléphone, je suis disponible aussi sur les réseaux sociaux ou sur WhatsApp !

  • Les bienfaits thérapeutiques de l'écriture

    L'écriture thérapeutique est une méthode puissante pour libérer tes émotions, clarifier tes pensées, augmenter ton estime de soi, réduire le stress et l'anxiété, et te motiver à l'action. Elle ne nécessite qu'un stylo et du papier, et peut être pratiquée n'importe où et n'importe quand. Voici en détail comment l'écriture thérapeutique peut transformer ta vie. L'écriture thérapeutique pour libérer tes émotions Écrire te permet d'extérioriser ce que tu ressens. Que tu sois dans un période de dépression ou en meilleure santé mentale, certaines émotions peuvent te ronger à l'intérieur. Toutes ces pensées, bonnes ou mauvaises, qui te tournent dans la tête peuvent être mises sur papier. Que ce soit dans un journal intime, en écrivant des poèmes, ou juste en griffonnant des notes, il est essentiel de vider son sac. En couchant sur le papier tes sentiments et tes émotions, tu te libères de leur poids. Cela peut être particulièrement utile dans les moments de tristesse, de colère ou de frustration, car l'acte d'écrire peut servir de catharsis, te permettant de transformer des émotions négatives en quelque chose de tangible et de gérable. Pour clarifier tes pensées En posant tes idées sur le papier, tu donnes du sens à ton vécu et aides à organiser tout ce qui te traverse l'esprit. Écrire rend tout plus clair, te permettant de prendre de meilleures décisions, de régler des problèmes, et de mieux te comprendre toi-même. C'est un excellent moyen de devenir acteur ou actrice de ta propre vie. En relisant ce que tu as écrit, tu peux identifier des schémas de pensée récurrents et mieux comprendre les causes profondes de tes sentiments et comportements. Cela facilite la prise de conscience et l'introspection, des éléments clés pour le développement personnel. Pour t’aimer davantage En écrivant sur tes difficultés, tu réfléchis à des solutions pour y faire face et te rappelles tes capacités d'affronter les moments difficiles. Tu apprends à savoir comment tu fonctionnes. C'est un moyen de te connecter à toi-même d'une manière aimante et bienveillante. En reconnaissant tes réussites, même les plus petites, tu renforces ta confiance en toi et ton estime de soi. L'écriture thérapeutique t'aide à te voir sous un jour plus positif et à apprécier tes forces et tes qualités. Pour réduire ton stress et ton anxiété Écrire aide aussi à te détendre et à lâcher prise. En libérant ta tête de toutes tes pensées négatives et parfois obsessionnelles, tu vas te sentir moins stressé(e). Cela réduit aussi la tendance à ressasser les mêmes problèmes en boucle. À toi la légèreté et la relaxation ! L'écriture peut servir de soupape de décompression, permettant de relâcher la pression accumulée au quotidien. Si tu n'es pas adepte des méthodes de méditation, de pleine conscience ou d'autres méthodes de respiration, l'écriture thérapeutique t'aide à trouver une certaine sérénité. En notant tes inquiétudes et tes peurs, tu peux les analyser de manière plus objective et trouver des solutions concrètes pour les surmonter. Pour te motiver à l’action En étant détendu(e), sûr(e) de toi avec des idées claires, le monde t'appartient désormais ! Écrire tes objectifs, tes rêves et tes plans d'action te permettent de les concrétiser. Cela te donne une feuille de route pour avancer et te rappelle constamment ce que tu veux accomplir. Si tu y crois réellement, ton inconscient suivra et te guidera. En relisant régulièrement tes écrits, tu restes motivé(e) et engagé(e) envers tes aspirations. Derniers conseils : Autorise-toi à tout écrire sans filtres ni crainte de mal faire, c'est juste pour toi et personne d'autre. Plus tu écris, plus tu sais quoi écrire. Si tu as besoin d'inspiration, il existe des exercices de journaling pour te guider. Je peux t'en fournir. Conclusion L'écriture thérapeutique est un outil précieux pour le développement personnel et le bien-être. C'est une thérapie à part entière ! C'est une activité artistique très efficace pour se maintenir en bonne santé. Sans te promettre une guérison, elle va au moins te guider vers un mieux être. En l'intégrant régulièrement dans ta routine, tu peux améliorer ta santé mentale et émotionnelle de manière significative. Que tu choisisses de tenir un journal quotidien, de rédiger des lettres que tu ne postes jamais, ou de simplement griffonner tes pensées, l'important est de te laisser aller à l'acte d'écrire. Cela t'offrira une nouvelle perspective sur toi-même et sur le monde qui t'entoure, te permettant de vivre une vie plus équilibrée et épanouissante. Cet article vous a plu ? N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ! Je suis une psychopraticienne passionnée et je vous accompagne en séance sur Besançon   dans mon cabinet (25) ou en visio  peu importe où vous vous trouvez sur la planète. 🌄 Nous avons chacun nos propres histoires et son lot de difficultés qui va avec. Parfois ça devient lourd à porter seul.e. Ma mission est de vous aider à comprendre votre mal-être quel qu'il soit et le diminuer jusqu'à peut-être le faire disparaitre complètement. ✉️ Si vous voulez discuter ou me poser des questions, pas besoin de forcément m'appeler par téléphone, je suis disponible aussi sur les réseaux sociaux ou sur WhatsApp !

  • Comprendre son style d’attachement pour avoir de meilleures relations

    Lorsque des personnes viennent me voir pour des difficultés relationnelles (tensions de couple, sentiment d’insécurité, peur de l’abandon, conflits répétitifs ou incapacité à poser des limites…) une question revient souvent : « Pourquoi je réagis de cette façon, même quand je sais que ça ne m’aide pas ? » La théorie de l’attachement de John Bowlby nous donne de belles pistes pour répondre à cette interrogation. Elle ne sert pas à mettre les personnes dans des cases (car en plus je n'aime pas ça) mais à comprendre comment chacun a appris à aimer , à se protéger et à être en lien. L’attachement : notre première carte du monde relationnel Selon Bowlby, nous développons très tôt un style d’attachement en fonction de la manière dont nos premières figures de soin (le plus souvent les parents) ont répondu à nos besoins : d’être réconforté.e, d’être compris et d'être soutenu.e dans l’exploration du monde. Ce style d'attachement devient ensuite comme une boussole interne . Il influence notre façon d’aimer, de nous défendre, de demander de l’aide et d’être présent pour l’autre. En gros : de relationner avec les autres . Il expose 4 styles d’attachement dont un prédomine chez chacun d’entre nous. La bonne nouvelle c'est qu'il n’est jamais définitif, il peut évoluer tout au long de la vie selon nos rencontres, nos expériences et le travail introspectif que nous effectuons avec nous-même. Attachement “Anxieux”   Ça concerne l’enfant qui a reçu de l’attention mais de manière fluctuante. Il y a donc une peur de perdre le lien qui s'installe et qui dirige la manière dont il gère ses relations par la suite. Adulte, cela peut se manifester par une peur d'être rejeté avec une suradaptation aux autres, quoi qu'il en coûte. Il y a aussi une difficulté à être son propre soutien, on parvient difficilement à se rassurer soi-même pour affronter les aléas de la vie. Ça engendre également un fort besoin de proximité avec nos proches, on a (trop) souvent besoin d'eux, qu'ils nous rappellent notre importance, qu'ils nous valident. En réalité, ce n’est pas de la “dépendance maladive”, c’est une stratégie pour maintenir le lien sur les bases d'une éducation affective instable. Suis-je en insécurité réelle ou est-ce une peur plus ancienne ? Attachement “Évitant”   Quand l’environnement a répondu aux besoins matériels mais beaucoup moins aux besoins émotionnels, l’enfant apprend à compter uniquement sur lui-même. Donc naturellement, adulte il développe une grande autonomie car il a intériorisé le fait qu'il ne peut compter que sur lui-même. Il se protège en mettant de la distance avec les autres. Il a une difficulté à s’ouvrir dans les échanges et les interactions. Lorsqu'on a ce style d'attachement on a vite une impression d’être envahi lorsque l’autre devient trop proche dans le lien. Plus en détails, on a des d ifficultés à exprimer nos émotions et on associe souvent amour avec perte de liberté. Pourquoi je le repousse ? Est-ce par peur de souffrir ?  Attachement “Désorganisé” Il apparaît lorsque la figure d’attachement génère à la fois de la peur et du réconfort. L'ambivalence se maintient lorsque l'enfant grandit. L’adulte alterne alors entre recherche de lien avec une proximité intense et distance brutale par peur d'intimité. Ça donne généralement un sentiment intérieur de chaos relationnel désagréable. Tout est intense et violent avec un m élange d'anxiété et d'évitement. Attachement “Sécure” Une personne sécure a grandi dans un environnement globalement prévisible, où ses émotions ont été accueillies . Ça lui permet de se sentir aimé et aimable puisqu'elle a intériorisé qu'elle est digne d'amour par les autres. Adulte, elle exprime ses besoins et ses émotions sans honte, écoute ceux des autres et sait réparer les conflits. Elle est à l'aise dans l'intimité avec les autres mais aussi avec son indépendance . Elle n’est pas parfaite, par contre elle est à l’aise avec sa vulnérabilité . Comment faire évoluer son style d'attachement ? 1 . Prendre conscience de son fonctionnement c’est le point de départ pour tout changement. Nous avons tous des réflexes appris : envoyer un message en boucle, se renfermer, fuir le conflit, trop donner pour se sentir aimé, minimiser ses besoins… Dans ces moments là, il est intéressant de se poser cette question : "Qu’est-ce que j’essaie de protéger en agissant ainsi ? Mon lien ou ma sécurité ?" 2 . Ensuite c'est travailler notre communication pour qu'elle nous aide. Les relations se renforcent quand chacun peut nommer ses besoins sans craindre d’être ridicule ou rejeté . Dire « j’ai besoin d'être rassuré.e » ou « j’ai besoin d’un peu d’espace pour respirer » est plus efficace que reprocher, accuser ou s'effacer non ? Et si on ne peut pas s'en empêcher, on relit la question juste au-dessus pour comprendre pourquoi. Le fait d’exprimer ses besoins et ses émotions nous permet de nous sécuriser. Ce sont un peu les prémices de la CNV. Et promis, en général, les autres accueillent nos émotions avec bienveillance parce qu'ils partent du principe que c'est réciproque. 3 . Pour rester dans l'idée que les autres nous sont bien utiles, il est important de bien s'entourer . Lorsque l’on a grandi dans l’insécurité, vivre des relations stables et bienveillantes c'est majeur pour notre guérison. Donc on prend soin de nos amis fiables , de notre partenaire présent.e, de notre relation thérapeutique solide…  Et on fait le tri si besoin (à condition que ce ne soit pas de l'évitement) pour nous aider à modifier progressivement nos schémas. 4 . Car oui, attention quand même, comme je le dis souvent en séance : les couples et les familles les plus solides ne sont pas ceux qui ne se disputent jamais, mais ceux qui savent se retrouver. Donc on s'autorise à reconnaître sa part de responsabilité, à écouter l’autre, à remettre tout simplement de la douceur pour réparer les relations qui ont de la valeur . Et petit rappel pour ceux du fond : on a le droit de faire des erreurs puisque nous ne sommes pas parfaits , surtout lorsqu'on parle de relations humaines. 5 . Et enfin, travailler sur soi c'est probablement le conseil le plus important parce qu'il agit sur l'ensemble de vos problématiques relationnelles. La sécurité intérieure ne vient pas seulement de l’autre et heureusement. Alors on peut commencer par respirer, se recentrer, comprendre ses émotions, différencier les peurs actuelles des blessures anciennes... Selon bien sûr ce qui vous correspond le plus. Et on n'oublie pas qu' une relation thérapeutique solide permet de réapprendre la sécurité de la manière la plus efficace qui soit. Pour citer quelques thématiques qu'on peut aborder à votre rythme, on travaille ensemble la compréhension du style d’attachement, les émotions que l'on vit dans les relations, les peurs anciennes qui s’y activent pour les traiter, la capacité à demander, recevoir et donner différemment… Comprendre son attachement, ce n’est pas chercher un coupable. C'est obtenir de premières pistes pertinentes pour se comprendre davantage et pouvoir apaiser nos relations. Alors, ça vous dit de réapprendre à mieux vous aimer vous pour mieux aimer vos proches ? Cet article vous a plu ? N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ! Je suis une psychopraticienne passionnée et je vous accompagne en séance sur Besançon   dans mon cabinet (25) ou en visio  peu importe où vous vous trouvez sur la planète. 🌄 Nous avons chacun nos propres histoires et son lot de difficultés qui va avec. Parfois ça devient lourd à porter seul.e. Ma mission est de vous aider à comprendre votre mal-être quel qu'il soit et le diminuer jusqu'à peut-être le faire disparaitre complètement. ✉️ Si vous voulez discuter ou me poser des questions, pas besoin de forcément m'appeler par téléphone, je suis disponible aussi sur les réseaux sociaux ou sur WhatsApp !

  • Qu'est-ce que la psychogénéalogie ?

    La psychogénéalogie constitue un domaine fascinant au croisement de la psychologie et de l'histoire familiale. C'est une exploration des racines de l'être humain visant à éclairer son héritage émotionnel et à comprendre les schémas transgénérationnels qui influent sur sa vie. L'origine du courant : Ce courant, initié notamment par la psychothérapeute Anne Ancelin-Schützenberger dans les années 70, met en lumière la notion de transmission transgénérationnelle au sein des familles. Elle souligne l'impact des traumatismes de nos ancêtres sur notre existence et celle de nos enfants. La psychogénéalogie en thérapie plonge profondément dans l'histoire familiale de la personne. Elle vient tendre vers une meilleure compréhension de sa famille et de soi même en dévoilant notamment les secrets , les blessures non cicatrisées, les schémas de comportement répétitifs, les loyautés et les deuils non résolus qui se transmettent de génération en génération. Des études sur les mémoires cellulaires Des recherches récentes ont mis en évidence la façon dont les chocs émotionnels vécus par nos ancêtres laissent une empreinte sur nos cellules , affectant la santé physique et mentale sur plusieurs générations. Dès la naissance, ces héritages invisibles exercent une influence puissante sur nos comportements et nos émotions, souvent de manière inconsciente, façonnant ainsi notre manière d'être au monde. Est ce que je suis concerné.e par ce phénomène ? Nous avons tous une famille, d'origine et parfois adoptive. Toutes les familles fonctionnent comme un grand système d'influence conscient et inconscient. Les manifestations de ces héritages peuvent se manifester de multiples manières, allant des comportements répétitifs aux maladies chroniques , en passant par les schémas relationnels toxiques et les phobies inexplicables. Comment intégrer la psychogénéalogie pour soi ? Face à cette réalité complexe, la psychogénéalogie est un courant psychothérapeutique qui propose des approches thérapeutiques variées pour dénouer les fils invisibles qui nous relient à notre passé familial . En psychothérapie, une réflexion systémique des problématiques est menée, mettant en lumière les dynamiques familiales et permettant d'explorer les liens entre les événements du passé et les difficultés présentes. Les constellations familiales , une forme spécifique de thérapie brève, offrent un espace pour représenter visuellement les membres de la famille et explorer les dynamiques sous-jacentes qui influencent notre vie. En tant que thérapeute spécialisée en psychogénéalogie et en constellations familiales, mon rôle est d'accompagner mes clients dans cette exploration profonde de leur histoire familiale . En mettant en lumière ces mémoires inconscientes , nous travaillons ensemble à libérer les blocages émotionnels et à ouvrir la voie à une vie plus épanouie et consciente, pour eux-mêmes et pour les générations futures . Ainsi, la psychogénéalogie offre une perspective unique sur les forces invisibles qui façonnent nos vies , invitant chacun à plonger au cœur de son histoire familiale pour mieux comprendre et transformer son héritage émotionnel. En explorant les racines de notre être, nous pouvons trouver la clé pour guérir les blessures du passé et vivre pleinement dans le présent. Cet article vous a plu ? N'hésitez pas à me donner votre avis en commentaire ! Je suis une psychopraticienne passionnée et je vous accompagne en séance sur Besançon   dans mon cabinet (25) ou en visio  peu importe où vous vous trouvez sur la planète. 🌄 Nous avons chacun nos propres histoires et son lot de difficultés qui va avec. Parfois ça devient lourd à porter seul.e. Ma mission est de vous aider à comprendre votre mal-être quel qu'il soit et le diminuer jusqu'à peut-être le faire disparaitre complètement. ✉️ Si vous voulez discuter ou me poser des questions, pas besoin de forcément m'appeler par téléphone, je suis disponible aussi sur les réseaux sociaux ou sur WhatsApp !

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