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- Pourquoi je suis triste sans raison ? Comprendre sa tristesse et son mal-être
« Je ne comprends pas pourquoi je suis triste. » « Pourtant, dans ma vie, tout va plutôt bien. » « Je n’ai aucune raison d’être malheureux.se, alors pourquoi est-ce que je me sens comme ça ? » Ce sont des phrases que l’on peut entendre en thérapie, mais aussi se répéter intérieurement, n'est ce pas ? On comprend notre tristesse lorsqu'elle apparait après un événement identifiable : une séparation, un deuil, une déception, une période difficile. Mais il arrive aussi qu’elle semble surgir sans raison particulière. On continue à travailler, à voir ses proches, à faire ses activités habituelles… et pourtant, quelque chose pèse... Il peut s’agir de plusieurs choses qui rentrent en jeu : d'une fatigue émotionnelle, d'un mal-être plus diffus, d'une accumulation de difficultés ou encore d'une émotion que l'on n'a pas vraiment pris le temps d'écouter. Mais ce qu'on néglige surtout c'est que cette tristesse peut aussi être liée à quelque chose de beaucoup plus large : ce que nous voyons et vivons dans le monde qui nous entoure. Alors je vous propose qu'on creuse un peu ces questions : pourquoi peut-on être triste sans savoir exactement pourquoi ? Et surtout, à partir de quand cette tristesse nécessite-t-elle d'être accompagnée ? Pourquoi je suis triste : est-ce vraiment possible que ce soit sans raison ? La première chose à se rappeler, c'est qu'une émotion n'apparaît pas par hasard. Nos émotions sont influencées par ce que nous vivons aujourd'hui, mais aussi par notre histoire, nos relations, nos besoins, nos valeurs et parfois par des expériences que nous avons appris à mettre de côté. C'est pourquoi vous pouvez vous réveiller un matin avec une profonde tristesse sans pouvoir répondre immédiatement à la question : « Mais qu'est-ce qui m'arrive ? » Il n'y a pas un événement précis à identifier en général, mais plutôt plusieurs petites choses accumulées : une charge mentale importante, des tensions relationnelles, une fatigue persistante, un manque de sens, des frustrations répétées ou le sentiment de devoir constamment tenir le coup. Et surtout, ce que vous ressentez aujourd'hui peut parfois être le résultat de ce que vous portez depuis longtemps. La tristesse n'est pas toujours le problème Lorsque nous ressentons une émotion désagréable, notre premier réflexe est souvent de vouloir nous en débarrasser. Nous voulons arrêter de penser, retrouver notre énergie, « relativiser », nous changer les idées. Et parfois, prendre de la distance peut être nécessaire ! Mais vouloir systématiquement faire disparaître une émotion nous empêche de comprendre ce qu'elle vient nous signaler. Et surtout, une émotion ne fait que grossir si on ne lui fait pas de place et croyez-moi, vous ne souhaitez pas vivre une explosion émotionnelle lorsque ça déborde... Dans mon métier de psychopraticienne, je considère les émotions comme des éléments importants à écouter. La tristesse peut parler d'une perte. La colère peut signaler une injustice ou une limite qui a été dépassée. La peur peut nous alerter. Et parfois, une émotion apparemment « excessive » prend tout son sens lorsque l'on comprend ce qu'elle vient toucher dans notre histoire. La question n'est donc pas toujours : « Comment arrêter d'être triste ? » Mais plutôt : « Qu'est-ce que cette tristesse essaie de me montrer ? » Quand le monde extérieur devient émotionnellement difficile à supporter Il existe également une source de tristesse dont on parle peut-être moins : la souffrance du monde. Guerres, violences, injustices, crise écologique, précarité, catastrophes… Nous sommes aujourd'hui exposés à une quantité considérable d'informations. Quelques secondes sur notre téléphone peuvent suffire pour être confronté.e à une catastrophe à l'autre bout du monde dont nous sommes impuissant.es. Et lorsque nous sommes particulièrement sensibles à ce qui arrive aux autres, cette exposition répétée peut finir par peser psychologiquement. Ça vous parle ? On peut se dire : « Comment continuer ma petite vie normalement alors que tant de personnes souffrent ? ». On peut ressentir de la tristesse, de l'angoisse, de la colère, de l'impuissance... Et même une culpabilité lorsque l'on parvient à profiter de sa propre vie. Même si on sait au fond qu'être heureux.se quelques heures ne signifie pas être indifférent.e à la souffrance des autres. Vous avez le droit de rire alors que le monde traverse des difficultés. Vous avez le droit de partir en vacances, de danser, de faire des projets, de profiter d'un repas avec vos proches. Prendre soin de votre propre vie n'enlève rien à celle des autres. Vous le savez, c'est plus facile à dire qu'à faire, tout simplement car ça ne suffit pas. Il s'agit de faire face à l'impuissance que l'actualité nous fait ressentir. Et pour ça je vous encourage à lire cet article dédié à ce sujet. Pourquoi certaines personnes sont-elles davantage touchées ? Une même actualité peut laisser une personne relativement indifférente et provoquer chez une autre une profonde tristesse. Comme souvent, ça dépend de notre sensibilité, de notre histoire personnelle, de nos valeurs et de ce que l'événement vient réveiller en nous. Une personne ayant vécu une situation de violence, une personne très attachée à la protection du vivant, une personne qui accorde beaucoup d'importance à la justice... Car derrière notre émotion se trouvent souvent les choses auxquelles nous accordons de la valeur. C'est pourquoi je ne crois pas qu'il faille automatiquement considérer une grande sensibilité comme un défaut, la question est plutôt de savoir comment vivre avec cette sensibilité sans qu'elle nous submerge. Tristesse, anxiété ou dépression : comment faire la différence ? Vous le savez problablement déjà mais ressentir de la tristesse ne signifie pas nécessairement être en dépression : la tristesse fait partie de la vie. Elle peut apparaître dans une période difficile comme on l'a vu, et peut aussi fluctuer : certains jours sont plus difficiles que d'autres, mais l'émotion s'apaise normalement avec un peu de temps. L'anxiété apparait parfois dans ce contexte également : surcharge mentale avec des pensées incontrôlables et envahissantes. En revanche, une tristesse qui s'installe durablement et qui s'accompagne d'autres changements mérite davantage d'attention. Quelques exemples : une perte d'intérêt ou de plaisir pour des activités habituellement appréciées ; une fatigue importante ; des troubles du sommeil ; une modification de l'appétit ; des difficultés de concentration ; un sentiment de culpabilité ou de dévalorisation ; un retrait progressif des relations sociales ; une impression de vide ou de désespoir ; des pensées très négatives qui deviennent envahissantes. Ces signes ne permettent pas à eux seuls de poser un diagnostic, et ce n'est pas mon métier. Par contre, ils constituent des raisons valables de ne pas rester seul.e avec ce que vous traversez. Et si vous avez des pensées suicidaires ou l'impression que vous pourriez vous mettre en danger, il est important de chercher rapidement l'aide d'un.e professionnel.le et de contacter les services d'urgence si besoin. Je reste comme toujours disponible. Quand la tristesse devient-elle un mal-être ? Il n'est pas nécessaire d'attendre d'aller « très mal » pour consulter. C'est une idée que j'aimerais vraiment déconstruire ici. On peut consulter parce que l'on ne comprend plus ce qui se passe en soi. Parce que l'on se sent différent·e depuis quelque temps. Parce que l'on a l'impression de fonctionner en pilote automatique. Parce que l'on pleure plus facilement. Parce que l'on est constamment préoccupé·e. Ou simplement parce qu'une question revient : « Pourquoi est-ce que je me sens comme ça alors que je n'arrive pas à l'expliquer ? » Une thérapie peut alors être un espace pour ralentir et prendre du temps pour comprendre ce qui se passe. La solution est rarement immédiate mais est toujours durable. Que peut-on travailler en thérapie lorsque l'on est triste sans raison ? En thérapie, nous pouvons progressivement essayer de mettre des mots sur ce qui est vécu. Qu'est-ce qui a changé récemment ? Depuis quand cette tristesse est-elle présente ? Quelles situations l'accentuent ? Que se passe-t-il dans les relations avec les autres ? Y a-t-il des besoins qui ne trouvent plus leur place ? Certaines émotions sont-elles difficiles à exprimer ? Est-ce que vous vous imposez beaucoup de choses ? Est-ce que vous avez l'habitude de prendre soin des autres avant de prendre soin de vous ? Nous pouvons également regarder ce qui, dans votre histoire, influence votre manière actuelle de vivre les événements. Il ne s'agit jamais de chercher une cause unique à toute émotion, ce serait bien trop réducteur face à la complexité de notre existence et de nos fonctionnements. L'objectif est plutôt de mieux comprendre votre fonctionnement et ce qui, aujourd'hui, vous met en difficulté pour ensuite avancer à votre rythme. Et si votre tristesse disait aussi quelque chose de vos valeurs ? C'est ici que je reviens à la question de l'état du monde. Lorsque nous sommes profondément touchés par ce qui arrive autour de nous, nous pouvons être tentés de considérer cette tristesse comme un poids dont il faudrait absolument se débarrasser. Mais derrière elle, il y a quelque chose de précieux. Derrière la tristesse face à la souffrance humaine, il peut y avoir de l'empathie. Derrière la colère face à une injustice, un besoin de justice. Derrière l'inquiétude pour l'environnement, un attachement profond au vivant. Et derrière le sentiment d'impuissance, parfois, l'envie de trouver une autre manière d'agir. Cela ne signifie pas qu'il faut transformer chaque émotion en engagement. Vous avez aussi le droit d'être simplement triste. Mais comprendre ce qui se trouve derrière cette émotion peut permettre de retrouver une certaine cohérence entre ce que vous ressentez, ce qui compte pour vous et la manière dont vous choisissez de vivre. Comment prendre soin de soi sans devenir indifférent ? Il existe un équilibre entre tout absorber et ne plus rien ressentir bien entendu. Vous pouvez être informé·e sans consulter les actualités en continu. Vous intéresser à un sujet sans regarder toutes les images qui circulent sur les réseaux sociaux. Ou choisir les moments où vous vous informez, faire des pauses, choisir de continuer à vivre votre vie. Et surtout, accepter vos propres limites ! Vous ne pouvez pas porter toute la souffrance du monde, vous pouvez seulement décider de la manière dont vous souhaitez y prendre part. ça passe par une action concrète, une conversation, un engagement ou simplement par le fait de prendre soin de soi suffisamment pour avoir encore de l'énergie à consacrer aux autres et à ce qui compte. Alors, que faire lorsque l'on est triste sans savoir pourquoi ? Vous n'avez pas forcément besoin de trouver immédiatement une explication, vous pouvez commencer par observer ce qui se passe. Depuis quand suis-je triste ? Qu'est-ce qui se passe dans ma vie en ce moment ? Qu'est-ce qui me demande beaucoup d'énergie ? Qu'est-ce qui me manque ? Qu'est-ce qui me touche particulièrement ? Est-ce que je me sens triste uniquement par moments ou est-ce devenu mon état habituel ? Est-ce que je continue à avoir du plaisir dans ma vie ? Ces questions ne sont pas là pour vous faire analyser chaque émotion mais vous aider à porter un regard un peu plus curieux et moins culpabilisant sur ce que vous traversez. C'est une première étape précieuse qui apaise déjà beaucoup votre émotion (car ça lui donne une place). Parce que votre émotion n'est pas nécessairement votre ennemie, c'est une information. Quand demander de l'aide ? Si votre tristesse dure, s'intensifie, vous empêche de profiter de votre quotidien ou s'accompagne d'une anxiété importante, d'un épuisement ou d'un sentiment de perte de sens, vous pouvez vous faire accompagner. Je le rappelle, il n'est pas nécessaire d'avoir une « bonne raison » pour consulter. Vous pouvez simplement sentir que quelque chose se désequilibre et avoir envie de comprendre ce qui se passe. C'est précisément ce qui peut être travaillé dans un espace thérapeutique. En tant que psychopraticienne, j'accompagne les personnes qui souhaitent mieux comprendre ce qu'elles traversent, leurs émotions, leurs relations et les mécanismes qui peuvent contribuer à leur mal-être. La thérapie n'est pas un endroit où l'on vous explique ce que vous devriez ressentir. C'est un espace où vous pouvez prendre le temps de vous écouter, de mettre des mots sur votre expérience et de chercher, à votre rythme, pour avancer. Votre tristesse n'est peut-être pas ce que vous croyez. Elle n'est pas une faiblesse à combattre. Et vous n'avez pas non plus à apprendre à vivre seul.e avec elle. Vous vous reconnaissez dans cet article ? Je propose des accompagnements adaptés à votre situation en cabinet à Besançon et à distance en visioconférence.
- Les 4 comportements qui fragilisent un couple (et comment les transformer)
Pourquoi certains couples s’aiment profondément… mais finissent par se blesser ? Dans mon cabinet, je rencontre régulièrement des couples qui arrivent avec cette phrase : « On s’aime, mais on n’arrive plus à se comprendre. » Souvent, le problème n’est pas l’absence d’amour. Il est plutôt lié à des mécanismes relationnels qui se sont installés progressivement : une manière de communiquer, de se protéger ou de réagir qui, avec le temps, crée de la distance... Dans une relation, nous ne réagissons pas uniquement à ce que l’autre fait. Nous réagissons aussi à notre histoire personnelle, à nos blessures, à nos peurs et aux expériences que nous avons vécues auparavant. Et ça, il est primordial de le prendre en compte. Un conflit n’est donc pas seulement un désaccord sur un sujet précis. Il peut devenir une rencontre entre deux sensibilités différentes. John Gottman a développé des recherches que je trouve intéressantes pour notre sujet d'aujourd'hui : "Les Quatre Cavaliers" (ou en anglais : The Four Horsemen) désignent quatre styles de communication qui lorsqu'ils deviennent fréquents et persistants, augmentent grandement le risque de détérioration de la relation. Autrement dit les 4 comportements qui fragilisent un couple. Je vous rassure tout de suite, elles ne signifient pas que votre couple est condamné. Elles sont plutôt à prendre en compte comme des signaux d’alerte qui invitent à modifier la manière dont vous entrez en relation avec votre partenaire. Et aujourd'hui on va essayer ensemble de l'améliorer si ça vous va. Les 4 comportements qui fragilisent un couple 1. La critique : attaquer la personne plutôt que parler du problème Il existe une différence importante entre exprimer un mécontentement et critiquer son partenaire. Dire : « Je me sens seul.e. quand je gère toute l’organisation de la maison sans aide » n’a pas le même impact que : « Tu ne fais jamais attention à moi, tu es toujours égoïste. » Dans le premier cas, on parle d’une situation et d’un besoin. Dans le second, on attaque l’identité de l’autre. À force de critiques répétées, il peut finir par ressentir qu’il n’est jamais suffisamment bien, jamais reconnu ou jamais aimé tel qu’il est. Pourtant, derrière beaucoup de critiques se cache souvent une émotion plus vulnérable : la tristesse de ne pas se sentir choisi.e, la peur de ne pas compter, le sentiment d’être seul.e, le besoin d’être soutenu.e... On comprend ici que la critique est plutôt une façon détournée, bien que maladroite, de dire : « J’ai besoin de toi, mais je ne sais plus comment te le demander. » Comment transformer la critique ? Avant de parler de ce qui ne va pas, essayez d’identifier ce qui se passe réellement en vous. Au lieu de d'accuser avec le TU : « Tu ne m’écoutes jamais. » Essayez de parler de vos besoins avec le JE : « Je me sens délaissé.e quand je parle et que j’ai l’impression que ton téléphone est plus important que ce que je raconte. J’aurais besoin que tu sois davantage présent.e dans ces moments-là. » Le but est d’apprendre à exprimer ses besoins sans blesser l’autre, sans chercher à éliminer forcément toute frustration ! 2. Le mépris : quand la relation perd sa sécurité émotionnelle Le mépris aussi peut prendre différentes formes : les moqueries, les sarcasmes,les humiliations, les soupirs exaspérés, les regards qui dévalorisent, l’impression d’être supérieur à l’autre... Ce comportement est particulièrement destructeur car il touche directement le sentiment de valeur personnelle. Dans une relation, on a tous besoin de sentir que nous sommes respectés, même lorsqu'on est en désaccord. Quand le mépris s’installe, le message implicite devient : « Je vaux mieux que toi. » Et, vous vous en doutez, il devient très difficile de construire un espace de confiance lorsque l’un des partenaires se sent constamment diminué. Mais là encore, le mépris cache souvent une accumulation de blessures non réparées. Une personne qui devient sarcastique ou froide n’est pas forcément une personne qui n’aime plus (et heureusement). Elle peut être une personne qui s’est sentie blessée tellement longtemps qu’elle a développé une forme de protection : on ne parle plus des choses qui nous touchent vraiment. Comment retrouver de la bienveillance ? La relation a besoin de moments où chacun se sent reconnu. Je vous propose quelques habitudes qui peuvent renforcer le lien amoureux mais vous pouvez aussi trouver les vôtres : penser à remercier son partenaire pour les petites choses du quotidien exprimer ce que l’on apprécie chez lui ou elle, peu importe le domaine se rappeler que l’autre n’est pas l’ennemi, mais une personne avec qui l’on essaie de construire. Je dis souvent en séance de thérapie de couple : « Souvenez-vous que vous êtes avant tout dans la même équipe ! » 3. La défensive : se protéger au lieu de se rencontrer Lorsqu'on se sent attaqué, notre réflexe naturel peut être de nous défendre et ça peut ressembler à : « Oui mais toi aussi tu fais ça ! » « Ce n’est pas ma faute. » « Tu exagères toujours. » Ah les "toujours" et les "jamais" qu'on utilise par réflexe... Cette réaction est humaine car personne n’aime se sentir accusé. Cependant, lorsque chaque partenaire cherche uniquement à prouver qu’il ou elle a raison, le couple entre dans une logique de combat. À ce stade la question n’est plus : « Comment pouvons-nous nous comprendre ? » mais : « Qui a tort ? Qui a raison ? » Or, dans une relation, gagner une dispute peut parfois signifier perdre la connexion. Où se trouve le sentiment de faire équipe là-dedans ? Comment sortir de la défensive ? Cela demande tout d'abord d’accepter une idée difficile : Reconnaître la souffrance de l’autre ne signifie pas reconnaître que l’on est une mauvaise personne. Vous pouvez entendre l’émotion de votre partenaire sans nier votre propre réalité. Par exemple : « Je comprends que tu l’aies vécu comme ça. Ce n’était pas mon intention, mais je vois que cela t’a blessé.e. » Ça permet de faire une place aux émotions de l'autre, et ça c'est primordial. L'idée n'est pas de penser de la même manière mais de vous mettre d'accord sur le fait que vous n'êtes pas d'accord ! 4. Le retrait ou le silence : quand on disparaît pour éviter le conflit Certaines personnes face aux tensions vont chercher à discuter davantage. Mais d’autres vont se fermer, éviter la conversation ou prendre de la distance. Ce retrait peut être une stratégie de protection également. C'est éviter une dispute trop intense, ou ne pas dire quelque chose de blessant, ou simplement une méthode pour retrouver son calme sans exploser. Le problème, comme les autres points, apparaît lorsque ce retrait devient permanent ou presque. Vous vous en doutez, pour la personne qui cherche le dialogue, le silence peut être vécu comme un sentiment de ne pas compter pour l'autre ou que ses émotions ne lui semblent pas suffisamment importantes. Le grand sentiment de solitude ! Et ne pensez pas que pour la personne qui se retire, c'est le pur bonheur. En général, elle pense intérieurement : « Je suis dépassé.e, impuissant.e, nul.le, je ne sais pas comment gérer ce conflit. » Deux souffrances différentes peuvent alors se renforcer mutuellement et créer de l'éloignement alors que chacun souhaiterait se sentir soutenu. Comment créer un retrait sain ? Faire une pause peut être bénéfique, à condition de maintenir le lien. Par exemple : partir sans explication et ignorer l’autre n'est pas recommandé. Par contre, je vous conseille de dire : « Je sens que je suis trop énervé.e pour discuter correctement. J’ai besoin d’une heure (ou plus, ou moins) pour me calmer, mais je veux/voudrais qu’on reprenne cette conversation ensuite. » La pause devient alors un moyen de prendre soin de la relation et des besoins de chacun : de se ressourcer seul.e et d'être rassuré.e que l'autre ne nous rejette pas. Une relation saine n’est pas une relation sans conflit... Beaucoup de personnes pensent qu’un couple heureux est un couple qui ne se dispute jamais. Alors que pas du tout, au contraire même ! Les désaccords font partie de toutes les relations. La différence se trouve dans la manière dont les partenaires traversent ces moments. Un couple solide n’est pas un couple parfait. C’est un couple capable de : reconnaître ses blessures, d'écouter les besoins de l’autre, de réparer après une dispute, d'apprendre de ses erreurs. Chaque conflit peut devenir soit une fracture, soit une opportunité de mieux se comprendre. Quand consulter en thérapie de couple ? Il peut être utile de demander un accompagnement lorsque les mêmes disputes reviennent sans cesse avec l’impression de ne plus vous comprendre et où la communication est devenue difficile. Vous avez l'impression de ne plus avancer concrètement, qu'une blessure importante n’arrive pas à être réparée entre vous. Dans ces cas là notamment, la thérapie de couple vous offre un espace neutre pour comprendre les mécanismes qui se répètent, remettre du dialogue et retrouver une relation plus sécurisante. On travaille ensemble pour rompre avec les comportements automatiques qui entachent votre relation. Il s’agit de comprendre ce qui se joue entre vous, afin de construire une relation dans laquelle chacun peut retrouver sa place. Pour aller plus loin, je vous invite à prolonger la réflexion pour votre couple avec cet outil. Je suis Lysiane Noirot, psychopraticienne, et je vous accompagne lors de séances de thérapie de couple à Besançon ou en visioconférence pour vous aider si vous en ressentez le besoin. Il est également possible de se rencontrer individuellement pour en discuter. Partagez vos impressions, questions ou avis juste en dessous en commentaire. J'apprécie toujours vous lire et vous répondre. Merci !
- Les changements de vie et leur impact sur notre parcours : l'ouverture d'un nouveau cabinet de psychologie
Changer d’environnement professionnel, même en restant fidèle à sa vocation, est une aventure qui bouleverse notre rapport au temps et à nous-mêmes. En tant que psy, j’ai récemment vécu cette expérience en ouvrant mon propre cabinet depuis le mois de mai. Là où auparavant, je louais uniquement chez Luciole, cet endroit plein de lumière ! J'ai donc aujourd'hui la majorité de mes créneaux disponibles au 134 rue de Beflort à Besançon et je conserve quelques disponibilités au 102b rue de Belfort (à Luciole) les vendredis. Ce projet d'ouverture a été plus long et plus fastidieux que prévu. Bien qu'aujourd'hui je sois ravie et fière de vous accueillir dans ce lieu à mon image, il m'a fallu tout de même faire preuve de persévérance et d'une capacité d’adaptation importante. Dans cet article, je souhaite partager avec vous ce que ce changement m'inspire de façon plus large en thérapie pour vous donner quelques pistes dans votre vie (qui peut être parfois tumultueuse on le sait bien). Comprendre ce qu'est le changement en thérapie Le changement en thérapie n’est pas seulement un concept abstrait. Il s’agit d’un processus qui implique de tourner une page ou changer de livre. Notre identité se définit par nos évolutions tout au cours de notre vie. Nous n'aspirons pas aux mêmes choses que notre "nous" d'il y a 10ans, et heureusement ! Accepter de changer pour s’épanouir, c’est reconnaître que chaque étape de notre vie apporte son lot d’apprentissages, même si elle demande parfois (souvent ?) de sortir de sa zone de confort. Je préfère utiliser le terme de "zone de connu", car cette zone n'est pas toujours confortable en réalité. C'est généralement pour cela qu'un changement s'impose : lorsque le connu devient trop inconfortable. Vous l'aurez compris, même si le changement peut faire peur, on ne peut pas y échapper. C'est pour cette raison qu'à travers ce projet, j'ai décidé de prendre mon évolution en main, pour ne pas la subir lorsque la lassitude d'une routine trop ancienne viendrait s'installer. Faire face au changement : une aventure ! Faire face au changement demande de la patience et une certaine flexibilité. Vous vous en doutez probablement, tout travaux devient un vrai chantier ! J’ai dû apprendre à gérer les imprévus, à accepter les retards et à ajuster mes attentes. Tout en continuant à gérer ma vie pro et perso bien entendu ! Lorsqu'on est en pleins dedans, on en vient à se demander qu'est ce qui a bien pu nous passer par la tête. Mais cette pensée pessimiste ne perdurait jamais longtemps car je savais clairement les raisons de tout ce chantier. Le temps investi n’était pas perdu, il a été nécessaire pour poser des bases solides pour mes nouveaux projets et mon confort à venir. Ici j'insiste sur la temporalité. Le changement en thérapie, comme dans la vie, ne se fait pas en un jour. Il faut parfois accepter de changer pour s’épanouir, même si cela signifie traverser des phases d’incertitude et d'inconfort. Ça nous fait peur à tous. Une clé que je peux vous donner et que mes client.es apprécient est le fameux "step by step". Découpez vos grands projets en de multiples petites étapes. Concentrez-vous d'abord sur une première étape claire et réalisable pour ne pas angoisser d'un avenir incertain, puis affinez les étapes suivantes au fur et à mesure. Ce qui provoque de la peur en nous est l'inconnu, le flou, l'insécurité. Cette méthode permet de diminuer la peur liée au changement en stabilisant chaque étape. Apprendre à vivre le changement comme une opportunité plutôt qu’une menace. Nous travaillons en partie cette stabilisation en séance de psychothérapie pour que ce changement ne provoque pas un état d'alerte interne mais qu'au contraire il puisse être notre allié pour atteindre vos objectifs. Ce que les changements de vie apportent à notre existence Le changement, bien qu’il puisse sembler déstabilisant comme nous l'avons vu, est souvent porteur de renouveau. Il nous invite à redéfinir nos priorités, à explorer de nouvelles facettes de nous-mêmes et à renforcer notre confiance. J'explique régulièrement aux personnes que je reçois en thérapie que la vie n'est pas linéaire. Les changements de vie sont nécessaire. Nous avons besoin de mouvement, de surprise, d'imprévu pour nous stimuler ! Alors oui, chacun.e possède son propre seuil de tolérance face aux aléas. Jeanne est déstabilisée seulement lorsqu'elle tombe en panne en plein désert australien. Alors que Serge, lui, est déstabilisé lorsque sa boulangerie ouvre quelques minutes en retard. Malgré tout, Serge, comme tous les autres, a dû affronter des changements dans son existence pour trouver l'équilibre qui lui correspond. Demandez-vous : est-il possible d'apprécier réellement un ciel sans nuages lorsqu'on n'a jamais connu de jours de pluie ? Encore une fois, c'est l'inconfort qui nous pousse à évoluer et à apprécier le confort retrouvé. À trop refuser de changer, on peut se retrouver à rester dans une relation ou un job qui nous rend malheureux.se. Ou encore, à passer ses nuits à fantasmer sur la vie des autres au lieu d'essayer d'atteindre certains objectifs concrets. Ou simplement, à accumuler les regrets plus que les bons souvenirs. Faire un point régulier avec moi-même me permet d'ajuster certaines choses dans ma vie pour qu'elles soient plus alignées avec ce que j'aspire aujourd'hui. C'est aussi un conseil que je vous donne : ne jamais cesser de vous questionner sur votre confort intérieur. Encouragements pour ceux qui vivent un changement Si vous traversez un moment de transition, que ce soit personnel ou professionnel, rappelez-vous que le changement en thérapie et dans la vie est un processus. Il ne s’agit pas de tout maîtriser immédiatement, mais de s’autoriser à avancer tranquillement, étape par étape. Prenez le temps d’observer ce que ce changement vous apporte. Acceptez les moments d’incertitude comme des phases nécessaires. Cherchez du soutien si besoin, que ce soit auprès d’un professionnel ou de votre entourage. Tourner la page ou changer de livre ? La réponse dépend de vous... Prenez soin de vous et partagez-moi vos avis en commentaire. C'est toujours un plaisir de vous lire. Je suis Lysiane Noirot, psychopraticienne et je vous accompagne pour apaiser vos maux et améliorer votre existence à votre rythme.
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- Psy à Besançon et en ligne | Lysiane Noirot
Thérapeute à Besançon et en ligne : thérapie de couple, psychothérapie individuelle, constellations familiales. Lysiane Noirot, psychopraticienne. Psychopraticienne à Besançon et en ligne Prenez enfin soin de vous Vous pouvez compter sur moi Prendre rendez-vous en ligne Découvrir mon parcours Je suis Lysiane Noirot, psychopraticienne à Besançon et en ligne Attentive à votre bien-être mental et émotionnel, je vous aide à surmonter les différents obstacles que vous traversez. © Copyright MES PRESTATIONS Une thérapie adaptée à vos besoins À Besançon comme en ligne, je vous accompagne pour améliorer votre existence là où vous en êtes. Psychothérapie individuelle Un espace pour vous, pour avancer sur ce qui vous pèse et retrouver votre équilibre. En savoir plus Prendre rendez-vous 55 min – 65€ À Besançon ou à distance 💻 Thérapie de couple Des temps pour réapprendre à vous écouter à deux et renforcer ce qui vous unit. En savoir plus Prendre rendez-vous 55 min – 100€ À Besançon ou à distance 💻 Constellation familiale individuelle Une thérapie pour explorer les blocages familiaux qui vous traversent et vous en libérer. En savoir plus Prendre rendez-vous 1h20 – 100€ À Besançon 📍 Profitez d'horaires flexibles qui s'adaptent aux vôtres. Contactez-moi si vous ne trouvez pas votre créneau de RDV idéal. LIEU DE CONSULTATION Les espaces où je vous accueille à Besançon Rencontrez-moi principalement au : 134 rue de Belfort 25000 Besançon au croisement de l'arrêt de tram Croix-de-Palente & aussi au : 102B Rue de Belfort 25000 Besançon au sein de l'espace Luciole Thérapeutes (Un vendredi sur deux) Accessible : accès PMR (à Luciole) parkings gratuits transports en commun CONSULTATIONS EN LIGNE, PARTOUT DANS LE MONDE Thérapie à distance : des séances où que vous soyez Que vous viviez à Besançon, ailleurs en France ou à l’étranger, vous pouvez consulter depuis chez vous, dans un cadre confidentiel. Il suffit d’une connexion internet stable et d’un endroit au calme : la connexion aux appels vidéo se fait en un clic depuis l'email que vous recevez pour nos rendez-vous. Enfin un endroit thérapeutique qui s'adapte à vous, et pas l'inverse. Vous y déposez ce qui pèse, y voyez plus clair et retrouvez de l’élan. En visio, vous consultez depuis votre canapé ou votre bureau, à l’horaire qui s’accorde à votre rythme de vie sans que la distance, un déménagement ou un emploi du temps chargé ne vous en empêche. Nous avançons à votre rythme comme toujours, avec la même approche qu’en cabinet. Séance de 55 min, sur rendez vous, depuis l'endroit calme que vous choisissez. Psychothérapie individuelle en visio Un espace rien qu'à vous En savoir plus sur les séances individuelles Thérapie de couple en visio Se retrouver, même à distance Les disputes qui reviennent, le désir qui s’éloigne, une décision difficile à prendre : je reçois des couples à toutes les étapes de leur histoire, sans attendre que ce soit la crise. Que vous soyez sous le même toit ou à des centaines de kilomètres l’un.e de l’autre, la visio vous évite les trajets en heures de pointe, les contraintes de garde et les agendas à jongler. Vous vous accordez un moment précieux pour vous écouter et remettre une communication constructive là où les tensions s'accumulent. Vous pouvez vous connecter ensemble depuis le même endroit, ou chacun de votre côté. Séance de 55 min, sur rendez-vous, depuis chez vous ou ailleurs. En savoir plus sur les séances en couple · Confidentiel · · Sans déplacement · · Créneaux disponibles en soirée · Prendre rendez-vous Les constellations familiales se font uniquement en cabinet, à Besançon. VOUS VOUS RECONNAISSEZ ? À qui s'adressent mes séances ? Votre situation n'a pas à rentrer dans une case, parlons-en ensemble. Voici quelques-unes des situations que j'accompagne le plus souvent, la liste n'est pas figée et l'idée est toujours de s'adapter à vos besoins. Discutons-en. Je prends rendez-vous en ligne Bon à savoir... • Étant psychopraticienne et non psychologue , je ne fais pas partie du dispositif "mon soutien psy" • Les thérapies que je vous propose s'adressent à une clientèle adulte. J'accueille indistinctement toute identité de genre dans un espace safe. • Mon cabinet à Luciole peut accueillir les personnes à mobilité réduite, ce qui n'est pas le cas de mon cabinet à Croix-de-Palente • Les séances seront en langue française uniquement. BOUTIQUE Prenez soin de vous, à votre rythme Des livrets numériques courts et concrets, pour explorer un sujet de psychologie précis en autonomie dans les transports, en salle d'attente, ou dès que vous avez 5 minutes à vous.
- Psychothérapie à Besançon et en ligne | Lysiane Noirot
Psychothérapie individuelle à Besançon ou en visio avec Lysiane Noirot, psychopraticienne systémique. Réservez votre séance en ligne. Psychothérapie individuelle à Besançon et en ligne Réserver ma séance maintenant Où En cabinet A distance A domicile Durée 55 min Prix 65€ Quand prendre rendez-vous ? Je me sens mal Dans ma tête, dans ma peau, dans mon âme J’ai de mauvaises habitudes Avec l’alcool, le tabac ou autres produits... Avec la nourriture, le sexe, les jeux, l’argent, le sport... Je souffre de certaines relations Amoureuses, familiales, amicales, professionnelles Je suis perdu.e Dans mon histoire, dans mon présent, dans mon avenir Déroulement des séances Que ce soit en ligne ou à mon cabinet, je vous accompagne psychologiquement en séances individuelles. Je chemine avec vous vers des changements concrets en fonction de vos demandes. L'objectif est de tendre vers un mieux-être et un apaisement global. En séance, je m’adapte toujours à vous et vos besoins car c'est vous qui êtes au centre de votre thérapie. Mon approche thérapeutique Ayant une formation éclectique, j'utilise plusieurs outils thérapeutiques. J'utilise des outils de thérapie brève (PNL, analyse transactionnelle, écoute active...) pour vous aider à avancer concrètement face à vos difficultés présentes. J'utilise également des outils issus de la psychanalyse (analyse du transfert, mémoire traumatique, association libre, analyse des rêves, psychogénéalogie...) pour rechercher l'origine de vos difficultés et créer des changements en profondeur sur le long terme. Mon approche se veut systémique, c'est-à-dire que je vous accompagne en séance en prenant en compte votre environnement relationnel. Je m'intéresse particulièrement au système familial puisque qu'il définit votre identité et votre place dans votre existence. En savoir plus sur mon parcours Ressources utiles pour votre couple Un guide PDF sur les besoins dans votre couple Pour obtenir des outils concrets et rapides pour refaire équipe avec votre partenaire. Accessible à vie en version numérique. En savoir plus Des articles de blog pour harmoniser votre couple Retrouvez tous les articles que j'ai écrits pour vous sur la thématique du couple. Vous y avez accès à vie et gratuitement. Consulter les articles
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